Informatique, Internet et Médecine Générale

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mardi 20 mai 2008

Lancement de Google Health, service de stockage des données médicales sur Internet

Reprise d'un billet du site belge "7 sur 7" (7s7: Santé - Lancement de Google Health, ) :

"Le groupe internet Google, leader mondial de la publicité en ligne, a lancé Google Health (Google Santé), un service gratuit permettant aux internautes de stocker et gérer leurs données médicales directement sur la toile.
En présentant ce nouveau produit, Google a affirmé que la plate-forme d'accès à Google Health était totalement sécurisée et indépendante de la plate-forme permettant aux internautes de surfer grâce au moteur de recherche de Google. Il n'y aurait donc aucun risque de voir ses données médicales se retrouver sur le net contre son gré.
"Nous avons mis en place la politique de protection des données privées la plus stricte qui soit", a insisté Marissa Meyer, vice-présidente de la division des produits de recherche chez Google. Connecté avec des pharmacies, des cliniques et des laboratoires, Google Health, permet à tout internaute de stocker ses données médicales, d'avoir une copie électronique de son dossier médical, et de le partager comme bon lui semble.
Un internaute peut par exemple décider de stocker sur Google Health ses résultats d'analyse, son CV sanitaire, ses séjours en clinique ou à l'hôpital, ses ordonnances, les médicaments qu'il prend, etc. Et lui seul peut décider avec qui partager ces informations. Ainsi, l'utilisateur peut décider par avance que tout son dossier médical ainsi stocké sera accessible par un hôpital en cas d'intervention urgente.
"Google stocke une copie de vos données médicales, à votre place, c'est une base de données contrôlée par l'utilisateur que Google ne fait qu'héberger", a insisté Roni Zeiger, directeur de Google Health. Avec ce produit, Google lance un nouveau défi au géant du logiciel Microsoft, qui offre un service similaire depuis octobre avec HealthVault."

NB : le blog GoogleXXL est plus explicite sur l'utilisation pratique de Google Health (Google XXL: Google Health est en ligne). Je relève aussi en fin de billet le passage suivant :
"Pour une fois, les conditions d'utilisation sont particulièrement claires. Il est toutefois signalé que les informations vous concernant peuvent servir à établir des statistiques de manière anonyme. Rien d'étonnant quand on sait qu'aux Etats-Unis tout se tranforme, un jour ou l'autre, en une entrée dans une des multitude base de données que compte ce pays.
Seule interrogation : Google a assuré de manière formelle qu'aucune publicité ne viendrait s'immiscer dans votre dossier. Alors, comment la firme de Mountain View va-t-elle se débrouiller pour monétiser ce formidable déploiement de moyens et de serveurs ? Pour l'instant, c'est silence radio mais gageons que nous en sauront bientôt plus…"

mercredi 9 avril 2008

Une certification de qualité pour les sites français de santé

La Haute Autorité de santé (HAS) a délivré la certification "HONcode"/HAS" à 348 sites internet français traitant du thème de la santé.

Souhaitant aider l’internaute à accéder à une information fiable en matière de santé, la HAS a choisi la fondation "Health on the net" qui utilise 8 critères pour évaluer ces sites en prenant en compte notamment la qualification des rédacteurs, la confidentialité des informations personnelles transmises par l’internaute, la citation des sources, la transparence du financement ou encore le respect de la séparation entre publicité et éditorial. La certification est délivrée pour 1 an avec une réévaluation annuelle systématique de chaque site qui fait en parallèle l’objet d’une surveillance pendant toute la durée de la certification. En complément, la HAS a élaboré 2 guides d’accompagnement accessibles en ligne "internet santé : faites les bons choix" et "la recherche d’informations médicales sur internet" destinés à aider les internautes en quête d’informations médicales de qualité.

La HAS est chargée non seulement d’évaluer scientifiquement l’intérêt médical des médicaments, des dispositifs médicaux et des actes professionnels, de proposer ou non leur remboursement par l’assurance maladie, mais aussi de veiller à la qualité de l’information médicale diffusée.

 

 

 

vendredi 14 mars 2008

Peut-on se soigner par Internet, quelle est la place du médecin ?

La Communauté municipale de santé (CMS) de Toulouse organise régulièrement des Rencontres santé. Ouvertes à tous, les Rencontres santé réunissent scientifiques, experts, et représentants locaux des associations qui oeuvrent dans les domaines abordés. Elles permettent de débattre et d’échanger connaissances, points de vue et expériences des uns et des autres. Avec les Rencontres santé, les Toulousains ont accès à l’information relative à l’actualité des dispositifs en matière de prévention, sur des thèmes qui, de près ou de loin, les concernent tous. Elles sont organisées par la mairie de Toulouse (Communauté municipale de santé), sous la Présidence du Professeur Jean Ferrières, Professeur de santé publique, en partenariat avec Sanofi-Aventis.

La 2e Rencontre santé « Peut-on se soigner par Internet, quelle est la place du médecin ? » a eu hier soir jeudi 13 mars 2008. La retranscription de cette rencontre est disponible à l'adresse :

Toulouse: Les Rencontres santé, La Communauté municipale de santé ...

Elle est également disponible en fichier joint à ce billet (voir annexe ci dessous).

mercredi 12 mars 2008

Au Canada, un projet privé de dossier médical sur Internet

Votre dossier sur le Web
Le Journal de Montréal
12/03/2008

Depuis janvier, les Québécois peuvent faire mettre la totalité de leur dossier médical sur Internet et le consulter en tout temps, de n'importe où dans le monde. Déjà, 100 patients de la clinique privée Groupe Médi-Ressources, instigatrice du projet, ont accès à ce service.

Soins à l'étrangers

«C'est parfait pour les gens qui se promènent beaucoup et qui risquent de tomber malades en voyage, explique le directeur, Patrick Braindot. Ainsi, les médecins étrangers ont accès à leur historique médical.»

Outre à ses clients, l'entreprise offre cette option à d'autres cliniques ou aux particuliers sous le nom de MediProFile. «On négocie avec deux gros centres médicaux privés de Montréal, qui pensent adopter notre technologie, dit M. Braindot. Et n'importe qui peut venir nous voir avec son dossier pour le faire mettre sur Internet.»

Sécurisé

Moyennant une somme de 195 $ par année, MediProFile numérise tous vos documents médicaux et vous les rend disponibles sur le Net. Il suffit d'entrer un mot de passe pour y avoir accès en tout temps. «Notre site est sécurisé au même titre que celui d'une banque, assure Patrick Braindot. Tant que le mot de passe reste secret, il n'y a pas de problème.» La page d'accueil de chaque patient donne de l'information sur son médecin traitant, son groupe sanguin, son poids et sa taille, son adresse, ses coordonnées, etc.

Informations personnelles

Des liens Internet sur la page principale dirigent ensuite le principal intéressé, ou un médecin à qui il donne accès à ses informations, vers ses antécédents médicaux, les résultats d'une récente biopsie ou d'un électrocardiogramme ou encore les vaccins qu'il a reçus.

Bien que pratique, cette percée technologique soulève le débat de la protection des renseignements personnels. «Certaines personnes pourraient être très intéressées à obtenir des renseignements médicaux sur quelqu'un d'autre», croit le Dr Yves Robert, du Collège des médecins. «Un employeur aimerait probablement savoir si son futur employé a des problèmes psychologiques, par exemple.»

L'air du temps

«Mais si le site est sécurisé, c'est le droit du patient de mettre son dossier sur le Web. On est au XXIe siècle, c'est dans l'air du temps», dit-il. «Il faut juste se demander si ça vaut la peine de payer pour ça. Disons que pour ceux qui voyagent beaucoup, ça peut être utile, mais pour le commun des mortels...»

gduchaine@journalmtl.com

Canoë - Techno-Sciences - Votre dossier sur le Web

mardi 12 février 2008

Médecine 2.0 : un dossier du Quotidien du Médecin

La médecine 2.0

Un laboratoire pour la médecine de demain

C'est une notion qui se répand chez les médecins les plus « branchés ». Médecine 2.0, comme on dit Web 2.0, le Web collaboratif qui inclut les blogs, les wikis, les forums, tout ce qui permet de travailler à plusieurs, de publier et de mettre en ligne textes et vidéo. D'ailleurs, le MEDEC a prévu une conférence sur ce thème*. Etat des lieux fréquentés par les médecins 2.0.

LA MEDECINE 2.0. Il y a ceux qui la pensent et ceux qui la font, souvent sans le savoir. L'article fondateur serait celui de Dean Giustini, de la bibliothèque biomédicale de l'UBC (University of British Columbia), « How Web 2.0 is changing medicine » (« BMJ », décembre 2006). Le mot est né peu après en France, où deux sites ont déjà une rubrique medecine 2.0. Atoute.org, du Dr Dominique Dupagne, généraliste à Paris, et Nephrohus.org, du Dr Thierry Hannedouche, néphrologue aux hôpitaux universitaires de Strasbourg.

Pour l'information et l'enseignement

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Pour le Dr Hannedouche, la médecine 2.0, c'est essentiellement mettre les nouveaux outils du Web au service de l'information des médecins et de l'enseignement. Son site Nephrohus, destiné aux médecins et aux étudiants, expérimente depuis dix ans le e-learning médical. Attirant de 3 000 à 3 500 visiteurs par jour, c'est une référence en néphrologie. «Avec le Web 2.0, je peux proposer aux confrères un agrégateur de flux RSS qui regroupe sur une seule page toutes les nouveautés publiées sur Internet en matière de néphrologie. Ils peuvent même s'abonner.» «Aucun ne l'a fait», regrette le Dr Hannedouche, qui n'est pas loin de penser que ses confrères n'ont pas encore pris la mesure de la révolution.

Travail collaboratif

Les médecins sont-ils prêts au travail collaboratif ?

C'est le pari de la FHF, qui vient d'installer sur son nouveau site hopital.fr un dictionnaire médical en wiki. Les contributions doivent être envoyées directement par les médecins hospitaliers, avec un médecin coordonateur qui exerce un filtre. A suivre.

Wikipédia a tout de même réussi à mobiliser une équipe de professionnels de santé autour de son projet médecine.

Autre exemple, Urgencyclopédie, qui veut rassembler tous les documents sur le secourisme et les urgences avec possibilité d'ajout et de rectification. Quant aux podcasts médicaux, ils sont pour le moment le fruit d'institutions universitaires (Canal-U médecine, UMVF), de laboratoires pharmaceutiques (cf. les podcasts de Wyeth sur iTunes Store) ou d'initiatives privées (Radio IFM).

Le succès des sites de partage de vidéos (You Tube, Daily Motion) a incité le Dr Augustin Salemkour, cancérologue, à ouvrir Medhubvideo.com, plate-forme destinés aux acteurs de santé. Il assure avoir un millier de médecins inscrits (dont 35 % de médecins francophones étrangers), mais les vidéos en ligne sont encore peu nombreuses. «On se donne un an pour réussir.»

Surfant sur la vague 2.0, la société Peter Holmes, spécialisée dans les essais pour l'industrie pharmaceutique, a également lancé mobile-health 2.0, une plate-forme communautaire permettant de regrouper des professionnels de santé équipé d'un smartphone en un réseau unique. L'effervescence du Web 2.0 atteint la santé.

Mais la médecine 2.0 n'en est qu'à ses débuts. C'est le temps des défricheurs. Etienne Caniard ne craint pas d'affirmer que la HAS (Haute Autorité de santé), dont il préside la Commission qualité et diffusion de l'information médicale, ne peut ignorer ces nouvelles technologies qui auront inévitablement un impact important sur les pratiques des médecins. «Investir dans ce domaine est essentiel pour remplir correctement nos missions. L'expertise sur ces sujets se met progressivement en place à la HAS, la diffusion des bonnes pratiques, par exemple, ne peut se passer des possibilités du Web 2.0.» Le partage du savoir se développe, ne serait-ce que par la consultation d'Internet. Mais pour la mise en réseau des pratiques, il faudra attendre le Web 2.1 ou 3.0.

La médecine en partage

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Les échanges entre médecins sur des cas cliniques difficiles ou des demandes de conseils n'ont d'ailleurs pas attendu le Web 2.0 pour prospérer. Essentiellement sur des listes de diffusion. La liste ORL francophone, lancée en 1997 par le Dr Charles Paoli, chef de service à Montreuil (CHI), est devenue Docadoc en 2003. «Il y a un forum sur le site, les archives (15000mails) sont accessibles, les messages arrivent par push directement dans la boîte à lettres pendant la nuit au rythme d'une dizaine par jour. Un confrère reçoit une réponse à une question sous 48heures.» Par son nombre d'inscrits (1 600 abonnés payants, dont 1 400 ORL), Docadoc demeure une exception.

D'une façon générale, la vingtaine de listes de professionnels de santé gérées par Médicalistes est beaucoup moins active que la centaine de listes de patients du même hébergeur. MG list émet de 20 à 30 messages par jour, suivi de Dermatolist (266 abonnés).

Impossible de citer ici toutes les listes médicales. Mgclinique sur Yahoo Groupes (une centaine d'inscrits qui répondent souvent en temps réel aux cas cliniques qui leur sont soumis), Gynelist réservée aux gynécologues, aux médecins et aux sages-femmes, Fulmedico aux utilisateurs de logiciels médicaux, etc.

L'entraide virtuelle entre confrères, ça existe. «J'ai toujours été convaincu de l'intérêt manifesté par les médecins pour la liste plutôt que pour les forums, résume le Dr Cyril Quémeras, généraliste et fondateur de Médicalistes, car c'est du push et on peut regrouper les mails pour ne les lire qu'une fois par jour.» On est loin du réseau social américain Sermo.

Une communauté de blogueurs

Le Dr Lawrence Passmore, pseudo d'un cardiologue blogueur passionné par la blogosphère médicale (« le Quotidien » du 16 janvier 2007) a constaté un accroissement important du nombre de blogs de médecins. Soixante-six, selon le wiki de Gaétan. Un bon blog médical quotidien reçoit en moyenne 500 visites par jour. Peu de patients, mais une communauté d'habitués, confrères blogueurs ou non et étudiants.

« Le toubib », 44 ans, installé comme généraliste dans une cité-dortoir du Rhône avait envie «de faire connaître la réalité du terrain» et s'est pris au jeu.

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De 30 à 45 minutes entre 15 et 17 heures avant que sa salle d'attente ne se remplisse, il met en ligne trois articles. «Je réponds aux commentaires (une vingtaine par jour), je clarifie, c'est didactique. Le blog révèle les problèmes d'organisation de la médecine, en particulier celle des urgences et l'absence de fléchage pour le médecin.»

DocRica, 38 ans, installé près de Toulouse, touche désormais un public plus large. Repéré par son blog « toubib or not toubib, anecdotes, récits et réflexions d'un médecin de campagne », le généraliste s'est vu proposer d'animer le groupe Médecine du « Post », un nouveau média en ligne, lancé en septembre par « le Monde interactif ». C'est ainsi qu'il est devenu posteur le 2 décembre dernier. Le 3, il était rejoint par un confrère bien dans l'air du temps, Jean Néralbol.

Pour sa part, le «médecin de campagne» dit son «plaisir de la vulgarisation, loin des discours théoriques et scientifiques bien souvent trop loin de ce que peut assimiler le tout-public».

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Son top, « la Varicelle pour les nuls », avec plus de 18 000 lectures. Il estime retirer de cette expérience une mise en contradiction et une évaluation de ses pratiques et méthodes de prise en charge dans un cadre anonyme («Ou presque, j'ai quelques patients qui m'ont pisté!»). Il « post » la nuit, après la fin des consultations (21 h 30) : «Cela me permet d'évacuer certains pics d'émotion, de sortir de ce que fais à longueur de journée –écouter les patients– et de montrer à certains lecteurs (patients en puissance) les dessous de certains comportements de médecins qui pourraient leur apparaître comme inhumains.» Une façon nouvelle de communiquer entre médecins et patients.

Le blog est un espace de dialogue, c'est ce qui a séduit Pfizer, qui souhaitait apporter son soutien à l'organisation de la FMC en France. Sur blogfmc.fr, on vient discuter des nouvelles règles et des expériences.

Le blog est en train de s'installer dans le paysage.

Un nouveau savoir

De son poste d'observateur de modérateur de forums fréquentés par les patients, Dominique Dupagne va encore plus loin. «La médecine 2.0 traduit l'idée d'une évolution majeure de la relation entre le médecin, le malade et la maladie.»

L'accès au savoir médical se répand ; en discutant sur les forums, les malades créent une nouvelle connaissance et même de nouvelles maladies (une «néosologie»). Le Dr Dupagne cite le cas de la maladie de Gilbert symptomatique. Des symptômes quasi inconnus des livres de médecine, mais que les patients décrivent avec force détails : le teint jaune, la fatigue...

Le savoir des soignants s'étend lui aussi. C'est la fin du règne des experts. Les médecins peuvent communiquer en réseau de confrères. «Cent généralistes sont aussi bons qu'un cardiologue et cent malades atteints de polyarthrite en savent plus sur leur maladie qu'un rhumatologue», résume le Dr Dupagne

Marie-Françoise de Pange.

* Médecine 2.0 : les outils communautaires au service de la médecine, jeudi 20 mars , 16 heures-17 h 30, dans le cadre du Congrès Informatique et NTIC Santé 2008.

Vade-mecum du Web 2.0

Lancé en septembre 2005, lors d'une session de travail par Tim O'Reilly, l'une des personnalités du Web mondial, l'expression Web 2.0 est encore controversée, mais elle a en tout cas fait florès. Les nouveaux acteurs à succès du Web 2.0, comme les sites de vidéo You Tube et Dailymotion ou les réseaux sociaux MySpace et Facebook, ont pris une valeur boursière considérable. Au point que l'on a commencé à parler de bulle 2.0.

Pour concrétiser les choses, on peut dire qu'en passant du Web 1.0 au Web 2.0 :

– le site perso se transforme en blog ;

– l'Encyclopedia Britannica en ligne en Wikipédia ;

– le « chat » (conversation en ligne) en réseau social ;

– le PDF en document interactif ;

– les « liens » en fils RSS ;

– l'arborescence d'un site est remplacée par la folksonomie (la taxinomie des copains), un système de classification collaboratif des contenus fondé sur l'attribution de mots clés ou tags.

mardi 5 février 2008

Un nouveau moteur Google médical

Un nouveau moteur de recherche sur Google consacré à la médecine et à la santé a été réalisé par le Dr Jean Gabriel Jeannot : il est destiné aussi bien aux professionnels de la santé qu'au grand public. Il utilise la puissance du moteur de recherche Google tout en favorisant les sites médicaux de qualité. Les recherches peuvent y être effectuées avec des mots-clés français ou anglais. Les rubriques « Comment utiliser Google en médecine » et « Google, moteur de recherche médical ? » présentent les possibilités et limites de l'utilisation de Google pour les questions médicales ainsi que les études qui ont évaluées l'utilisation d'Internet en médecine. http://www.moteur-de-recherche-medical.org/

jeudi 29 novembre 2007

Internet et Medecine Generale : un dossier d'Impact Médecine

COMMENT LE WEB BOULEVERSE VOTRE PRATIQUE MEDICALE INTERNET IMPACT MEDECINE N° 220 - 29/11/2007

Selon une enquête de l'Inserm, les médecins font partie des professionnels de santé qui s'informent le plus via Internet. Ce résultat révèle l'impact à venir des nouvelles technologies de l'information sur la pratique médicale quotidienne.

La France a rattrapé son retard dans la consommation d'Internet: un Français sur deux est internaute, 90% des foyers abonnés utilisent le haut débit. Comme le reste de la population, les docteurs, séduits par la Toile, surfent, chatent, participent aux forums et créent leurs blogs. Mais si l'utilisation personnelle du Web chez les médecins diffère peu du reste de la population, il est difficile de savoir si les praticiens se servent du Net dans le cadre de leur activité professionnelle, Selon une étude de la Drees réalisée auprès d'un panel de généralistes des Pays-de-la-Loire, 87% des praticiens ont une connexion à Internet. La majorité l'utilisent de façon courante pour télétransmettre leurs actes à l'assurance maladie (85%), pour gérer les dossiers médicaux de leurs patients ou encore pour rédiger leurs ordonnances (79%).

La consultation interactive

Concernant l'usage d'Internet lors de la consultation, une étude réalisée par le Dr Emmanuel Croste en 2005 auprès de 3 500 médecins d'Aquitaine est éloquent. En fonction du patient, les praticiens recherchent des ressources relatives au diagnostic (documents de référence) ou encore au traitement (banques de données médicamenteuses), Pour vérifier les interactions et les contre-indications de l'ordonnance, un simple clic suffit pour accéder à des bases de données médicamenteuses gratuites (comme la banque Claude Bernard ou encore la base Thériaque). Quant aux documents de référence, ils concernent les recommandations de bonnes pratiques et les conférences de consensus. Ces documents élaborés par des organismes et des institutions peuvent être ainsi téléchargés par les médecins. «5 000 médecins téléchargent régulièrement les trois documents importants proposés par notre base, A savoir, le dictionnaire des résultats de la consultation, le Dépican qui est un logiciel de dépistage du cancer, et le eDrDFC, diffusion en recommandations francophone en médecine générale», indique le Dr Michel Arnould, généraliste et membre de la société française de la médecine générale. Les médecins utilisent aussi des sites d'informations pratiques (formulaires cerfa, calendrier des vaccinations, guide nutritionnel...) (voir enquête Cessim) pour donner des informations à leurs patients. Votre patient a un doute sur un médicament pris? Vous pouvez le rassurer en vous connectant sur l'historique des médicaments proposés par l'assurance maladie,

Dr LAURENT ALEXANDRE, président de Medcost «L'Internet mobile va se généraliser chez les médecins d'ici à 2015.»

Une formation médicale en ligne

En dehors de la consultation, les confrères se servent d'Internet pour s'informer ou encore pour faire des recherches biographiques. La toile peut ainsi se transformer en support de FMC, via les modules interactifs ou des cours en ligne. «J'appartiens à un groupe de pairs (MG-cliniques) où on discute des cas cliniques en ligne, témoigne le Dr Jean-Jacques Fraslin, généraliste. C'est une solution possible de FMC pour le médecin éloigné qui n'aura pas le temps de se déplacer». «On constate qu'une partie de l'information des médecins se fait à travers des utilisations de sources d'information via internet, Aujourd'hui, un groupe de travail étudie l'éventuel agrément de la formation à distance des sites médicaux», confie le Dr Alain Beaupin, membre du CNFMC.

Dr JEAN-JACQUES FRASLIN, généraliste «Internet est une solution possible pour la FMC du médecin rural isolé.»

Et demain?

Avec la généralisation de l'accès haut débit, vous pourrez profiter pleinement de la télémédecine. La téléconsultation par envoi de données (radio, échographie, analyses médicales...) évite dans certains cas à vos patients de se déplacer sur de longue distance, «La télémédecine va se développer mais lentement au rythme de l'acceptation des médecins pour cette technologie et au rythme des remboursements», tempère le Dr Laurent Alexandre, créateur de Doctissimo. L'arrivée récemment de l'Iphone sur le marché français, s'annonce prometteur pour la pratique médicale. «Avec le téléphone portable, les confrères vont pouvoir surfer sur Internet au chevet du patient, envoyer les feuilles de soins électroniques, et à terme gérer leur cabinet, prévoit le Dr Alexandre. C'est le premier appareil qui permet de faire de l'Internet mobile avec un grand confort.» Quant aux échanges d'informations, pourquoi ne pas compter sur le Web 2.0? Il s'agit d'un «web collaboratif» qui permet à tout internaute de participer à l'élaboration des sites ou à la construction du contenu. Wikipedia ou encore Facebook constituent les deux exemples phares de cette nouvelle technologie. Peut-il s'appliquer à la santé? Pas si sûr, selon le Dr Alexandre. «Une encyclopédie médicale construite comme Wikipedia peut contenir des erreurs. Appliqué à la médecine, le concept reste donc difficile». Et pourtant, aux Etats-Unis, plusieurs sites créés par la communauté médicale existent, dont le dernier s'appelle Sermo. Ce site permet aux médecins de partager leurs connaissances, poster des commentaires, publier leurs expériences et de voter pour le contenu publié par les autres internautes. L'objectif est de créer une communauté où les médecins peuvent se consulter et échanger entre collègues à un niveau local et également à partir de leur réseau personnel. Les médecins français seront-ils prêts à relever ce défi? Nul ne peut le dire, d'autant plus que les barrières culturelles, sociologiques, juridiques restent nombreuses. La généralisation des technologies Internet dans le secteur de la santé sera bien là. «Mais pas avant 2015», prédit le Dr Alexandre.

Quelle utilisation faites-vous d'Internet?

Dr OLIVIER MARCHAND, généraliste à Domène (Isère) «Une liste de mes sites favoris» - «Installé depuis janvier 2007, j'utilise Internet pour gérer mon emploi du temps avec l'agenda électronique ou encore pour faire des recherches documentaires, Régulièrement, j'utilise le web au cours de mes consultations pour vérifier que la thérapeutique que j'envisage est compatible avec l'état de santé de mon patient. Je recherche aussi des informations sur les médicaments et certaines pathologies. Il m'arrive aussi de consulter le site de la HAS, Je suis à l'aise avec Internet car j'ai fait un séminaire de recherche documentaire. Lors de ma formation initiale, j'ai aussi bénéficié d'un séminaire d'une demi-journée de recherche sur Internet. Cela me permet de trouver les informations fiables, Quant aux patients, ils sont en général compréhensifs. Il m'arrive souvent de leur montrer les résultats de ma recherche.»

Dr SERGE BISMUTH, généraliste à Toulouse «J'utilise la télémédecine» - «Pour moi, Internet est un outil précieux pour ma formation et l'information notamment du personnel des maisons de retraite. Depuis quelques années, j'expérimente dans mon cabinet médical la télémédecine. Il suffit d'avoir un ordinateur portable, une webcam et une caméra. Cela permet de me préparer une consultation hospitalière, d'assurer le suivi d'un malade hospitalisé, de réaliser une visite d'admission. Plus besoin dans ce cas de déplacer le malade qui doit sortir de l'hôpital et rentrer en maison de retraite. Ce dispositif peut être utilisé dans tous les cabinets médicaux. Il suffit d'avoir une ligne Internet haut débit (ADSL) et un accès à un réseau sécurisé. Grâce au réseau sécurisé mis en place par le Pr Louis Lareng, j'ai accès à tout le réseau midi-pyrénéen de télémédecine. Actuellement, je teste le matériel qui pourra être utilisé par les médecins généralistes.»

Dr CYRIL QUEMERAS, généraliste à Landerneau (Finistère) et créateur du site Médicaliste «Internet est très génération dépendante» - «J'ai crée le site Medicahstes en 1998 après la perte de mon meilleur ami souffrant d'un rejet chronique après une greffe de moelle osseuse pour une leucémie aiguë. Nous avons recherché des informations sur Internet sur cette maladie... Comme nous avons souhaité entrer en contact avec d'autres personnes souffrant de GVH, nous avons créé une liste de discussion anglophone sur le sujet. De fil en aiguille, j'ai créé des listes réservées aux professionnels de santé, Ensuite, j'ai étendu le site à de l'hébergement dans le domaine de la santé. En tout cas aujourd'hui, je me sers beaucoup d'Internet pour m'informer, pour communiquer avec des confrères et des patients, Internet est très «génération dépendante». Nous ne sommes donc pas encore prêts pour une généralisation immédiate de l'utilisation d'Internet dans la pratique médicale quotidienne.»

mercredi 28 novembre 2007

Les attentes des "internautes santé"

Comment les Français utilisent-ils Internet pour s'informer en matière de santé ? Quel est le profil-type de « l'internaute santé » ? Lancée il y a tout juste un an, l'enquête WHIST de l'INSERM vient de livrer ses premiers résultats. Ils sont particulièrement révélateurs.

Plus de 4 500 personnes ont répondu au questionnaire en ligne de l'INSERM, relayé par 13 sites Internet spécialisés dont celui de Destination Santé. Ce travail a notamment permis à ses auteurs de dégager le profil type de « l'internaute santé » : une femme jeune (âge médian, 39 ans), avec un niveau d'étude élevé, en situation d'emploi, vivant en couple, ayant une grande expérience de l'Internet et enfin, confrontée (à titre personnel ou dans son entourage proche) à un problème de santé.

Comme le souligne l'INSERM, logiquement « les internautes santé se sentent plus concernés par les questions de santé que la plupart des gens ». Ils ont également « une perception très positive de la médecine ». En revanche précise l'Institut, « ils ne semblent pas entièrement satisfaits de leur relation avec les médecins, dont ils attendent beaucoup en termes de communication notamment ».

Comme la majorité des internautes, ils utilisent principalement les moteurs de recherches pour trouver l'information souhaitée. Mais un sur trois consulte aussi les forums de discussion dédiés à la santé. Pour l'INSERM, même s'il convient de « nuancer la portée de ces résultats » -les enquêtes en ligne présentent souvent des biais d'échantillonnage et de sélection- Internet apparaît comme un média d'information et de gestion de la santé potentiellement intéressant pour les plus jeunes et les personnes confrontées à la maladie. Associé à un suivi médical régulier, il pourrait être une source utile d'informations aux malades chroniques ».

mardi 27 novembre 2007

La Haute Autorité de santé propose une certification aux sites Internet santé

Environ 1 patient sur 5 cherche de l'information médicale sur Internet, selon la Haute Autorité de santé (HAS), qui a présenté, ce jour, la démarche de certification dans laquelle sont invités à s'engager les sites sur la santé (espaces d'informations, forums de discussion, etc...). La certification est « volontaire de la part de l'éditeur » et gratuite pour lui. Elle est confiée par la HAS à la fondation non gouvernementale suisse Health on the Net (HON), qui a déjà certifié plus de 5.500 sites dans 72 pays. Le logo HON@Code apparaîtra en bas des pages Web respectant les 8 principes du code de bonne conduite, tels que l'indication de la qualification des rédacteurs (médecins, journalistes), la source des informations, le financement du site ou la justification des affirmations sur les bienfaits ou inconvénients de produits ou traitements.

lundi 1 octobre 2007

Dossier médical en ligne : Microsoft devance Google

Microsoft a lancé la semaine dernière un nouveau site en version bêta destiné aux particuliers qui souhaiteraient gérer et stocker leur dossier médical personnel en ligne.

Baptisé HealthVault, le service proposé par la firme de Redmond est gratuit, Microsoft comptant sur une rémunération via des publicités ciblées. Outre un espace de stockage de toutes les données médicales, il inclut un moteur de recherche spécialisé sur la santé et des outils permettant de surveiller son poids ou l’évolution d’une maladie par exemple.

Le site affirme que seul l’utilisateur peut décider de qui peut consulter ses données et s’engage à ne pas utiliser ces informations médicales dans un cadre commercial sans autorisation de l’internaute.

"Le transfert de données vers l’extérieur ne sera possible qu’avec le consentement explicite de l’intéressé, et les annonceurs publicitaires s’engageront à protéger toute information", déclare Deborah Peel, fondatrice de la Fondation pour les données privées des patients, dans le communiqué de presse de Microsoft.

Avec ce site, Microsoft devance dans le domaine de la santé en ligne un autre géant de l’internet, Google, qui prépare lui aussi un service similaire qui sort dans quelques jours nommé Google Health.

mercredi 26 septembre 2007

Les ambitions d'Orange dans l'e-santé

France Télécom a présenté une nouvelle division centrée sur les technologies liées à la santé, baptisée Orange Healthcare, pour laquelle elle vise un chiffre d'affaires de 500 millions d'euros en 2010. L'opérateur, qui entend devenir l'un des leaders de l'e-santé d'ici 2010, recherche de nouveaux relais de croissance pour compenser l'arrivée à maturité des marchés des télécoms. Thierry Zylberberg, directeur d'Orange Heathcare, a déclaré lors d'une conférence de presse anticiper une croissance annuelle de 15 à 20% du marché de l'e-santé d'ici cinq ans. "En termes de volumes, la gestion des maladies chroniques et le maintien à domicile des personnes aidées vont devenir un intérêt majeur", a-t-il expliqué. "Le temps que toutes les forces s'unissent prendra 12 à 18 mois". Orange Heathcare ne nécessite pas d'investissement lourd car il réunit notamment des activités existantes chez Orange Business Systems et se fera sous la forme de "partenariats structurants" qui seront annoncés dans les semaines à venir, a-t-il précisé. La division compte proposer dans l'ensemble des pays où il est présent diverses applications, comme des services multimédias au pied du lit des patients hospitalisés ou lors d'une hospitalisation à domicile. La division réalise également des expérimentations sur le suivi de maladie comme le diabète, pour laquelle le taux du glycémie du malade est envoyé à un serveur consulté par son médecin. "Si on gère la maladie à distance, on aura une meilleure surveillance des traitements et donc une baisse du coût de la maladie", a observé Thierry Zylberberg. "Ce sont les crises qui coûtent cher". France Télécom s'est basé sur une étude réalisée de juillet à septembre par Ipsos, montrant notamment que le grand public est beaucoup plus disposé à utiliser les nouvelles technologies que le corps médical.

vendredi 14 septembre 2007

Historique des remboursements (ex Web médecin)

L'hebdomadaire "Le généraliste"" de ce jour consacre un dossier au service internet "Historique des remboursements" mis en place par la CNAMTS :

Web médecin : Pilotage ou flicage.
Tous les médecins peuvent maintenant consulter l'historique des remboursements de leurs patients, moyennant l'autorisation de ces derniers. Ceux qui ont testé ce service depuis un an y voient un outil, imparfait,certes, mais utile. ...

Le site du Syndicat National des jeunes Médecins Généralistes avait déjà consacré un billet d'actualité à ce service proposé par la CNAMTS :

21 aout 2007 : Déploiement de l' "Historique des remboursements" (ex Web médecin)

La CNAMTS lance ce jour sa campagne de communication sur le déploiement de l' "Historique des remboursements" (anciennement Web médecin). Prévu par la loi du 13 août 2004 et annoncé pour avril 2005, ce service Internet est enfin déployé cet été en métropole (grâce à l'autorisation du 10.07.07 de la CNIL) après avoir été expérimenté dans quatre départements pilotes (06, 78, 93 et 95). Il est le premier service sécurisé au moyen des cartes CPS et Vitale et se veut une aide à la pratique médicale. Il est complémentaire à "Mon compte Ameli" centré sur la gestion quotidienne de son activité. Ce service en ligne, inter régimes, permet à chaque médecin de consulter, avec l'accord explicite de son patient, le détail des remboursements de l'assuré présent dans son cabinet sur les 12 derniers mois. Les données affichées sont classées en 5 catégories : les actes médicaux et dentaires, les médicaments prescrits et délivrés, les actes de radiologie, les analyses de laboratoire et les indemnités journalières réglées. Du côté des organisations de médecins, guère emballés par ce dispositif, on insiste sur la nécessité de ne pas confondre le médical et l'administratif. Michel Chassang, président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), a ainsi noté sur France-Info que cet historique n'était "pas un outil médical" et qu'il n'avait qu'un intérêt strictement "économique". MG France va plus loin en avertissant dans un communiqué que ses membres refuseront d'endosser à la place de l'Assurance-maladie "le rôle d'agents de contrôle ou la responsabilité de baisses de remboursement des soins utiles à leurs patients". Le Conseil national de l'Ordre des médecins réserve, lui aussi, un accueil mitigé à ce nouvel outil. Non seulement le CNOM a l'impression qu'on demande aux médecins de surveiller les dépenses de santé de leurs patients, mais il regrette aussi un manque de confidentialité dans la mesure où les médecins ont accès à toutes les informations. « Il est problable qu'un patient en consultation chez un dermatologue n'ait pas forcément envie que ce dernier soit informé qu'il prend une trithérapie ou un traitement psychotrope », souligne le docteur André Deseur, vice-président de la branche exercice professionnel du Conseil national de l'Ordre des médecins. Pour l'assurance maladie, il ne s'agit pas de ficher le patient pour repérer les gros consommateurs de soins. « Ce système a été conçu pour permettre une meilleure prise en charge des patients par le médecin : en évitant, par exemple, les interactions médicamenteuses. Et de cette manière, un praticien occasionnel peut prendre connaissance de l'historique du patient», précise un porte-parole de la Cnam. Un avis que ne partage pas le docteur André Deseur: « Quand on suspecte un effet latéral produit par un médicament, on pose la question directement au patient. On peut aussi s'interroger sur le temps nécessaire à la connexion et à celui passé en ligne à piocher parmi une liste chronologique de remboursements. Et si l'outil n'est pas utilisé, pourra-t-on nous en tenir rigueur ? » A défaut d'avoir su convaincre les professionnels, la Cnam tente de rassurer les patients. « Chacun peut refuser l'accès à l'historique de ses dépenses de santé et cette décision n'influera en rien sur les remboursements. » En la matière, la Cnil a d'ailleurs émis une recommandation : « L'information des assurés est primordiale dans la mesure où ils remettent leur carte Vitale pour la télétransmission. Il faut que le médecin différencie les deux opérations, la consultation de l'historique et les remboursements, pour qu'il n'y ait pas d'ambiguïté sur ce que le patient l'autorise à faire », précise Sophie Vulliet-Tavernier, directeur des affaires juridiques à la Cnil. Au niveau de la sécurité, les garanties présentées par la l'assurance maladie sont apparues suffisantes à la Cnil : « Les informations ne sont accessibles que grâce à la carte CPS du professionnel et ses codes d'identification. Les données sont cryptées. Tout comme la communication entre le portail permettant d'accéder au Web Medecin et les serveurs des organismes complémentaires. » Toutefois, la Commission recommande l'utilisation d'un antivirus et d'un pare-feu, afin de réduire les risques d'intrusion sur l'ordinateur du médecin. A propos de technique, MG-France émet une mise en garde sur le fait que cet historique des remboursements "est basé sur la technologie Sesam-Vitale 1997, obsolète avec les ordinateurs de 2007 (et que) sa compatibilité avec tous les logiciels médicaux n'est pas assurée". Le syndicat rejoint ainsi l'avis du vice président de la Fédération des utilisateurs de logiciels médicaux (Fulmedico), le Dr Fraslin : « Cela ne surprendra pas les médecins blasés par les progiciels de FSE, l’installation en est complexe et hermétique. Pire elle peut déstabiliser le poste de travail et entraîner des conflits avec d’autres clients d’authentification. (...) Ses limites fonctionnelles et contraintes techniques le condamnent à un usage homéopathique. Son apport réel à la pratique du médecin est similaire à celui de Paris Hilton pour la philosophie contemporaine. » Le Dr Fraslin précise même qu'une Déléguée de l'Assurance Maladie chargée de promouvoir l'outil "a été totalement démoralisée par la démonstration en direct live des différents problèmes techniques"...

Pour en savoir plus : - Dossier de présentation de la CNAMTS http://www.ameli.fr/professionnels-de-sante/medecins/exercer-au-quotidien/index.php - Les commentaires de Fulmedico http://www2.fulmedico.org/a/article.php?id_article=453

NB : Le site Fulmedico commente aussi ce dossier de l'hebdomadaire "le Généraliste" avec un article intitulé :
L’historique des remboursements fait un flop syndical ! http://www2.fulmedico.org/a/article.php?id_article=404

mardi 11 septembre 2007

Un numero spécial du BMJ sur les technologies de l'information et la santé

Le British Medical Journal consacre un numéro spécial aux technologies de l’information et la santé. Parmi les articles qu’on trouvera dans ce numéro signalons : Les communications en ligne améliorent-elles la qualité des soins ? Les communautés virtuelles peuvent-elle aider les malades ? L’e-learning peut-il améliorer le diagnostic médical ? La première génération de e-patients, etc.
Le numéro spécial du British Medical Journal : http://bmj.bmjjournals.com/content/vol328/issue7449/

lundi 10 septembre 2007

Partager son dossier médical avec Google et Microsoft

Les deux moteurs de recherche américains veulent héberger les dossiers médicaux de leurs utilisateurs. L’objectif : coupler ces données à leurs moteurs de recherche et de recommandation afin de pouvoir proposer des conseils de santé personnalisés. Microsoft devrait officiellement annoncer son projet cet automne, Google l’an prochain.

Google Health prototypeLa page d’accueil de Google Health, qu’a pu consulter le New York Times, explique ainsi qu’”à Google, nous estimons que les patients devraient être responsables de leurs données médicales, afin de pouvoir les rendre accessibles aux professionnels de la santé qu’ils consultent, aux membres de leurs familles ou tout autre personne qu’ils désirent“.

Le dossier médical pourrait ainsi suggérer l’utilisation de tels ou tels médicaments, recenserait les interactions médicamenteuses, des conseils en matière de régime ou d’exercices, un agenda des rendez-vous médicaux, des alertes pour faire renouveler son ordonnance, ou encore un annuaire des professionnels de santé environnant.

Google et Microsoft reconnaissent l’ampleur de la tâche, et qu’ils commettront forcément des “erreurs“, au vu des problèmes à résoudre, qu’il s’agisse du stockage des données, de leur interconnexion, des logiciels à utiliser, tout en estimant qu’ils sont probablement les mieux placés, en termes de capacité d’investissement, et de crédibilité, pour pouvoir y faire face.

Le problème est aussi de parvenir à convaincre les médecins, hôpitaux, pharmaciens, mutuelles et consorts de bien vouloir partager leurs données, ou de les envoyer, sous forme électronique, aux patients, afin qu’ils puissent facilement les entrer dans leurs dossiers médicaux partagés. Sans oublier toutes les questions liées à la vie privée que ces projets soulèvent.

mercredi 5 septembre 2007

Thèse de Médecine Générale sur l'information numérique

Voici une premiere these de médecine retrouvée sur Internet :

L'usage de l'information numérique en médecine générale : étude exploratoire en Rhône-Alpes

Florence Gonod Boissin - Mai 2007

Au début des années 2000, les médecins ont été incités à s'équiper du matériel informatique et de la connexion Internet au sein de leur cabinet. L'usage de l'information électronique par les médecins généralistes (MG) est demeuré mal connu en France. Nous voulions ici identifier les facteurs d'usages de l'information électronique par ces MG. L'équipement des cabinets médicaux et l'offre foisonnante d'information médicale sur Internet pouvaient engendrer de nouvelles pratiques d'information chez les MG. Pour tester ces deux hypothèses, nous avons conduit deux enquêtes qualitatives auprès de MG (Grand Lyon et zones rurales de la région Rhône-Alpes). Finalement, l'informatique est utilisée pour la gestion administrative du cabinet mais elle n'a pas fondamentalement modifié les pratiques documentaires des MG. L'activité secondaire des MG constitue souvent le moteur de la démarche de recherche d'information. Les Technologies de l'Information et de la Communication s'avèrent également peu intégrées dans les pratiques de Formation Médicale Continue.

mardi 4 septembre 2007

Bonjour

Je m'appelle Pierre Martin et je suis médecin généraliste, conventionné secteur 1, installé en banlieue toulousaine.
Dans le cadre d'une formation continue, je prépare un mémoire sur les techniques informatiques et les services Internet dans l'exercice de la Médecine Générale. Afin de produire ce travail sur un vecteur adapté à mon sujet mais aussi pour échanger avec toute personne interessée, j'ai décidé d'ouvrir un blog...