Informatique, Internet et Médecine Générale

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

jeudi 18 juin 2009

Selection de cartes de suivi de la pandémie grippale

Depuis mes précédents billets sur le suivi de la pandémie grippale sur Internet, les systèmes de cartographie en ligne (pour la plupart construits à partir de Google Maps) se sont multipliés...

En voici une sélection personnelle tout à fait subjective :

- ma référence (déjà citée dans mon billet du 22 mai 2009) :
HealthMap

Très (trop ?) riche en informations (pensez à ne sélectionner que grippe porcine dans la colonne de gauche !), cette carte retrace les 30 derniers jours d'évolution de la pandémie...

- quelques autres cartes qui m'ont plu :

Ushahidi Swine Flu Map

Un élégant mash up Google Maps mashups /Swine Flu Outbreak produit par le site Internet Ushahidi.

Geotagged Swine Flu Videos

Un bon mash up Google Map / geotagged YouTube videos.

BBC Map of the Outbreak

C'est un cas particulier : la BBC map n'utilise pas l'application Google Maps API !

- une autre référence :

FluTracker

Cette carte et les données afférentes est le fruit du travail du Dr. Henry Niman, un chercheur en biomédecine à Pittsburgh, Pennsylvanie, à partir des technologies fournies par Rhiza Labs et Google.


vendredi 22 mai 2009

H1N1 : la traque sur Internet (suite)

Décidément, la grippe A (H1,N1) suscite de multiples développement sur le web 2.0, ce billet d'un homonyme le confirme amplement :

H1N1 - swine flu - grippe porcine: cartographie, mashups et Twitter


Publié le 22 mai 2009 par Philippemartin

Si vous pensiez que la crise financière était la catastrophe du moment, vous n’avez rien vu. Une pandémie, ce n’est pas comparable, que ce soit en termes de risques physiques, d’impact économique, de liberté de mouvement. Pour le moment pas de panique, nous sommes à l’état d’alerte 3 sur une échelle de 6 mais en quelques jours, des Etats pourraient prendre des mesures drastiques comme fermer des frontières, mettre des citoyens en quarantaine, interdire tout déplacement. Par contre cet évènement est une réelle occasion d’utiliser et de tester les technologies issues du web 2.0, voici quelques exemples:
- Cartographie: on connait l’expertise de Google dans la cartographie. Sur cette carte on peut suivre tous les foyers d’infection classés en 3 couleurs: le mauve pour les personnes infectées, le rose pour les cas suspects, le jaune pour les tests négatifs.
- Mashups: le Journal du Net en donne cette définition: « Un mashup - “mixage” en français - désigne une application Web qui combine du contenu en provenance de différents sites. Cette application permet ainsi de créer un service nouveau grâce à l’apport des contenus de sites tiers. Ce nouveau service peut éventuellement être à son tour enrichi de contenus générés par les utilisateurs.» Le meilleur exemple dans le contexte présent est cette carte mondiale des alertes épidémiques qui agrège différentes sources le tout sur un socle Google Map.
- Twitter:  vous le savez, je l’ai déjà écris, Twitter dans une situation d’urgence est fort utile et ramasse tous les autres médias  sur le temps réel. Les détracteurs vont encore chialer sur les risques de désinformation mais il suffit juste parfois de bien identifier les sources pertinentes: @CDCemergency, @healthmap, @Veratect et @swine_flu sans oublier le moteur de recherche de Twitter qui est en feu sur le « # »  Swine flu,  en moyenne du 200 tweets à la seconde.

Pistes: HOW TO: Track Swine Flu Online chez Mashable
H1N1 - la carte des infections chez Zero Seconde

grippe porcine: carte mondiale d'alertes épidémiques de N'ayez pas peur !! La Fabrique de Blogs, sur Flickr">

H1N1 - Swine flu - <strong>grippe</strong> porcine: carte mondiale d'alertes épidémiques

mercredi 29 avril 2009

La grippe A (H1,N1) se propage sur... Internet !

C'est ce que nous apprend cet article de Ya-Graphic design :


La grippe porcine, sur Google Maps et Google Flu Trends

Une représentation en temps réel de la propagation de la grippe porcine est proposée sur Google Maps. Pour rappel, cette pandémie grippale* est partie du Mexique pour aller se propager à grande vitesse en Amérique du nord et en Europe. Sur la carte de Google Maps (ci-dessous) plusieurs marqueurs sont colorés selon des statuts bien définis : les roses représentent les cas suspects, les jaunes représentent les cas suspects négatifs, et les violets représentent les cas confirmés. Les victimes sont représentées par des marqueurs qui n’ont plus de points noirs à l’intérieur. Après la grippe classique, Google s'interesse à la grippe porcine !

La propagation de la grippe porcine illustrée en temps réel dans Google Maps

La propagation de la grippe porcine illustrée en temps réel dans Google Maps

Afficher H1N1 Swine Flu sur une carte plus grande

Origine de la grippe porcine

Due à des virus grippaux porcins de type A, la grippe porcine est une maladie infectieuse très contagieuse d’origine virale qui affecte les porcs de tout âge. Étroitement liée à la grippe humaine, ce virus grippal est une mutation d’un virus porcin transmissible d’homme à homme par la voix respiratoire. La grippe porcine n’est pas nouvelle, mais celle d’aujourd’hui est une variante. En 1976 elle avait déjà causé la mort de 25 personnes aux États-Unis.

Symptômes de la grippe porcine

  • hyperthermie importante (41 °C),
  • anorexie brutale,
  • prostration et douleurs musculaires,
  • apparition de difficultés respiratoires,
  • ensuite apparition d’une toux sèche, profonde et quinteuse,
  • et jetage abondant (écoulement abondant par les orifices nasaux).

La grippe porcine dans Google Flu Trends

Vous connaissez maintenant la représentation cartographique de la propagation de la grippe mexicaine sur Google Maps. Google propose aussi de suivre la progression de la pandémie sur son service Web lancé en novembre dernier : Google Flu Trends. L’objectif de ce service Web est de détecter les foyers d’infection par des épidémies/pandémies de grippe et leur niveau d’activité selon aux requêtes d’internautes analysées. Les requêtes sont associées à des IP pour pouvoir les géolocaliser.

Sur la période 2003 à 2008, les résultats de Google Flu Trends comparés à ceux des centres de surveillance américains (CDC : Centers for Disease Control and Prevention) ont été concordants. Pour le moment Google Flu Trends n’est pas encore disponible pour analyser les territoires européens mais seulement pour les États-Unis. Hawaï (sur la carte ci-dessous) présente un niveau d’activité de la grippe élevé…

La grippe porcine dans Google Flu Trends

La grippe porcine dans Google Flu Trends

*La pandémie est une épidémie qui se propage rapidement sur un territoire donné mais aussi de pays en pays et de continent en continent.

Mais, Facebook n'est pas en reste (Source : Arrêt sur images) :

Facebook a publié quelques éléments montrant la hausse de la grippe porcine dans les discussions sur Facebook depuis le 23 avril et aussi la répartition géographique de l'intérêt porté par les utlisateurs de Facebook à ce sujet.

Les états qui en parlent le plus comme la Californie ou le Texas sont ceux qui ont une frontière commune et des échanges importants avec le Mexique (bleu sombre sur la carte ci-dessous, à droite).

 

Facebook, grippe
> Cliquez sur l'image pour un gros plan <

Mise à jour sur Ya-cast le 04.05.09 :

Flu Tracker : traquer la grippe mexicaine sur Google Maps

Suivez la progression de la grippe porcine (H1N1) sur Google Maps

Il était possible de voir la propagation de la grippe mexicaine (grippe porcine) sur une carte Google Maps. C’était bien parce qu’on pouvait avoir une idée de la progression de la grippe. Mais depuis deux jours il y a eu une mise à jour de cette carte et son auteur nous propose de suivre une nouvelle URL http://flutracker.rhizalabs.com/. À cette adresse vous verrez une nouvelle version de la géolocalisation du virus grippal porcin. Désormais l’ancienne carte Google Maps ne sera plus mise à jour. Voici le message de l’auteur :

« En raison de la quantité croissante de données, nous sommes passés à une cartographie évolutive / un système de suivi des données fournies par Rhiza Labs à l’adresse suivante : http://flutracker.rhizalabs.com. À cette adresse, vous trouverez une carte actualisée, il vous sera possible de télécharger les flux de données, ainsi que des outils qui peuvent vous aider à faire votre propre carte avec les données. Le nouveau site utilise l’API de Google Maps. Nous ne serons plus en mesure de mettre à jour cette Google Map, ainsi veuillez s’il vous plaît rediriger vos liens vers http://flutracker.rhizalabs.com. »

La propagation de la grippe mexicaine dans le monde
La propagation de la grippe mexicaine dans le monde

Représentation de la grippe mexicaine (H1N1) sur Google Maps améliorée

Maintenant vous pouvez voir trois types de pastilles colorées : le jaune correspond au cas suspects, le orange aux cas confirmés et le rouge aux décès dus à la grippe H1N1 de type A. Les pastilles qui contiennent un nombre représentent le nombre de personnes suspectées, confirmées ou décédées dans un foyer localisé. Cette nouvelle carte et les données qui l’accompagnent ont été compilées par le Dr Henry Niman, un chercheur en biomédicale à Pittsburgh, en Pennsylvanie. Celui-ci a utilisé une technologie fournie par Google Maps et Rhiza Labs. La carte a été compilée grâce à des données provenant de sources officielles (bulletins d’information par exemple).

lundi 27 avril 2009

Le médecin, le patient et Internet

Voici un article très interessant publié ce jour dans la Croix :


Internet bouleverse la relation médecin-malade


Maladie, symptôme, traitement, forme physique, alternatives thérapeutiques... les Français sont de plus en plus nombreux à consulter Internet pour des questions de santé

Sur le Web, les sites médicaux connaissent un succès grandissant : plus de 128 millions de pages santé ont été répertoriées. Doctissimo, le plus connu des sites de vulgarisation santé, a reçu en 2008 la visite de huit millions d’internautes. Vidal, le célèbre éditeur du dictionnaire des médicaments, vient de mettre en ligne eurekasante.fr, sur lequel on trouve les posologies, les recommandations officielles, les effets secondaires et les possibilités de remboursement des médicaments. « Ainsi, les patients ont les mêmes informations que les médecins », explique Stéphane Korsia, un des directeurs du site.

Surfant sur la vague, plusieurs sites proposent même des diagnostics en ligne ou des conseils d’automédication, comme docteurclic.com. « Les différentes rubriques et tests permettent d’apprendre aux gens à se poser les bonnes questions : Puis-je prendre des médicaments en libre accès ? Que faut-il faire en cas de maux de tête ou de douleurs thoraciques ? Dois-je appeler les urgences, cela peut-il attendre la prochaine consultation ? », explique Loïc Étienne, ancien urgentiste, revendiquant le sérieux et la fiabilité des tests d’évaluation accessibles depuis son site, « les mêmes qu’emploient les médecins urgentistes et qui permettent d’évaluer la gravité de la situation ».

Toutes ces informations interfèrent-elles lorsque le patient internaute vient consulter son médecin ? Selon l’Association pour la qualité de l’Internet santé, les recherches sur le Web sont évoquées dans 30 % des consultations. « Beaucoup de médecins se sentent agressés par des malades de plus en plus vindicatifs. Bien sûr, l’éducation à la santé est positive. Apprendre à reconnaître un cas de méningite est salutaire, mais Internet a changé la donne, le patient a aujourd’hui l’impression d’en savoir autant que le soignant », explique Olivia Benhamou, auteur du livre Comment peut-on encore être médecin ? (1).

Les médecins, indispensables intermédiaires

« Depuis qu’Internet intervient dans la relation thérapeutique, nous sommes obligés de faire de gros efforts de pédagogie et de patience », reconnaît Martial Olivier-Koehret, président du Syndicat des médecins généralistes (MG-France).

« Je trouve normal que les patients s’informent, mais tout est une question de dosage, ajoute-t-il. Certains patients internautes nous demandent de confirmer des diagnostics parfois complètement farfelus. Il faut passer du temps ensuite à réexpliquer, à rassurer et à faire comprendre que nous sommes des professionnels de santé : nous sommes là pour leur apporter une réponse particulière, pas une réflexion générale sur la maladie. De plus, il est impossible de faire une consultation en ligne. Il ne suffit pas de répondre à un questionnaire et d’évaluer des réponses. L’appréciation d’un individu se fait en face-à-face, dans sa globalité. L’annonce d’un diagnostic est toujours délicate, cela suppose d’avoir un peu d’humanité. Le risque est grand, sinon, que l’internaute potentiellement malade reste dans sa solitude, avec son mal-être. »

Nombreux sont d’ailleurs les malades à avoir pris peur lors de leur recherche sur le Web. « Il y a quelques années, j’ai vu, aux résultats d’un bilan sanguin, que mon taux de créatinine était largement trop élevé, se souvient Lucette Bicard-Delcambre, qui souffre d’un diabète de type I. J’ai regardé sur Internet ce que cela pouvait entraîner. Au bout de quelques clics, je me suis déjà imaginée en dialyse. C’est mon médecin qui, plusieurs jours plus tard, m’a expliqué que les résultats avaient été faussés par la prise d’un médicament. Mais j’ai vraiment eu très peur. »

La fiabilité des sites médicaux en question

Sur les forums, les expériences s’échangent, des liens se créent, mais, même avec un très bon modérateur, les dérapages peuvent être fréquents. On trouve de tout, personnes mal intentionnées, résultats d’analyse non adaptés, mythomanes.

Carole Robert, présidente de l’association Fibromyalgie France, en a fait l’expérience : « Il y a quelques années, des gens s’étaient introduits sur notre forum pour y faire des rencontres amoureuses. Les personnes malades sont souvent en grande souffrance, il est plus facile de les déstabiliser. Depuis, nous l’avons fermé et une grande partie de notre site n’est plus accessible qu’à nos membres. D’une façon générale, dans le cas de la fibromyalgie, il est difficile de poser un diagnostic et il y a différents niveaux de maladie. Il peut donc être dangereux de lire des propos généraux sur la maladie. »

Les moteurs de recherche font aboutir l’internaute sur des pages décontextualisées qui peuvent être aussi bien des études scientifiques très pointues que des forums de discussion ouverts à tous. Il est rare que la personne repère immédiatement le site sur lequel elle navigue. La plupart des pages ne sont pas datées, et les informations peuvent être erronées, ou même complètement fausses. Quelle confiance accorder à un site plutôt qu’à un autre ? Comment être certain de la fiabilité de l’information ?

Internet pour un meilleur suivi médico-psychologique

Consciente du problème, la Haute Autorité de santé (HAS) recommande aux internautes de se poser trois questions lorsqu’ils naviguent sur Internet : Qui a écrit le contenu du site ? Quelles sont ses compétences ? Quelles sont ses motivations ? Elle recommande aussi de consulter plus volontiers les sites détenteurs du logo HON. Si cette certification ne garantit pas le fond éditorial, elle oblige le site détenteur du logo à mentionner clairement les sources, les auteurs et les dates.

« C’est une question de temps et de pratique pour que les gens apprennent à identifier systématiquement les différents niveaux d’information des sites qu’ils consultent, explique Ségolène Aymé, directrice et fondatrice du site Orpha.net. Nous sommes aujourd’hui mondialement connus pour être une référence dans le domaine des maladies rares et la plupart des gens concernés viennent directement sur notre site. Pour eux, Internet est capital, c’est le seul moyen d’être mis en relation avec d’autres malades, d’échanger leurs expériences. Le Web a une dimension complémentaire à la prise en charge médicale. »

Devant l’ampleur du phénomène, certains médecins ont décidé de créer eux-mêmes leur site pour compléter l’information qu’ils donnent à leurs patients après une consultation. « Lorsque le patient est atteint d’une maladie chronique, comme une hépatite virale B ou C, l’appui d’un site Internet peut l’aider à comprendre et à gérer sa maladie. Il est plus facile, ensuite, de dialoguer avec lui, explique Didier Mennecier, médecin hépato-gastro-entérologue, créateur du site hepatoweb.com et président de l’association des Médecins maîtres-Toile  (les médecins webmaster dont le logo est un toucan). Mais c’est seulement après le premier entretien que je propose au patient de consulter mon site. »

Emmanuelle FRIEDMANN

jeudi 9 avril 2009

USA : le dossier médical disponible sur iPhone


Voici un article de Maxisciences annonçant l'arrivée aux USA du dossier médical sur iPhone :

ordonnance

États-Unis - Des médecins possédant un iPhone ou un iPod Touch pourront désormais accéder aux dossiers médicaux de leurs patients à distance directement sur leur téléphone ou baladeur numérique grâce à un nouveau logiciel.

Le logiciel Allscripts Remote a été développé par la société Allscripts-Mysis Healthcare Solutions. Cette nouvelle version est liée à la version classique d’Allscripts pour ordinateur car elle ne peut fonctionner que si le médecin en possède déjà une version sur son ordinateur.

Avec cette application, le médecin pourra accéder aux données médicales de ses patients à distance, mais aussi prendre des notes sur leur santé qui pourront être utiles aux hôpitaux ou autres structures médicales. Le médecin pourra aussi transmettre une ordonnance au pharmacien du patient en ligne ou accéder aux résultats des analyses réalisées en laboratoire.

Ce logiciel est le premier à offrir une compatibilité réelle avec les autres logiciels. Le gouvernement Bush et maintenant celui de Barack Obama ont investi financièrement pour que les systèmes puissent être interopérables dans l’intérêt des patients.

jeudi 4 décembre 2008

Orange propose le suivi à distance du diabete

Les sociétés contemporaines sont de plus en plus confrontées aux maladies chroniques, dont le diabète est une des plus fréquentes et invalidantes à long terme. Orange Healthcare développe des solutions pour améliorer la prise en charge de ces maladies, permettant ainsi de stabiliser au mieux l’état de santé du patient et d’éviter les hospitalisations d’urgence.

Les pistes de travail  pour améliorer cette prise en charge sont aujourd’hui bien identifiées.
Coté patients et dans tous les pays, deux enjeux apparaissent fondamentaux : l’éducation thérapeutique, qui consiste à apprendre au patient à mieux connaître et à mieux gérer sa maladie, ce que les Anglo-saxons appellent l’empowerment. Et le suivi clinique, basé sur le suivi régulier de l’état du patient. Deux éléments qui pourraient, par exemple, largement contribuer à améliorer le pronostic des plaies du pied du diabétique.
Coté Professionnels de santé, le challenge porte sur la circulation optimisée de l’information entre les différents acteurs du réseau de soins.

Les nouvelles technologies de communication apparaissent dans tous les cas comme un vecteur d’efficacité incontournable.  De fait, ces nouvelles pratiques de prise en charge nécessitent de plus en plus de transmissions d’informations, de l’identification sécurisé santé, de stockage de données médicales ou d’intégration de compétences diverses  (logiciel médical, capteurs médicaux communicants …).
Orange Healthcare joue un rôle majeur dans la mise en place de solutions de e-santé répondant à ces différents enjeux,  de par sa capacité à être un tiers de confiance assurant l’intermédiation entre les différents acteurs du suivi, tant coté malade que coté équipe soignante.

Les moyens d’améliorer la prise en charge sont divers mais tous reposent sur une communication efficace entre le patient et son réseau de soin. Par exemple, une part de l’éducation thérapeutique peut être faite par push de contenu multimédia vers le patient et testée par questionnaire pour suivre l’état de maitrise de ce contenu.

De même, Orange a développé des solutions de télésuivi permettant au patient d’entrer les paramètres vitaux correspondant à son état de santé et de les envoyer à un professionnel coordinateur qui en assurera la prise en charge . En retour, le patient reçoit des conseils, voire des propositions de rendez-vous, par exemple chez une diététicienne si les paramètres montrent qu’il a du mal à suivre son régime.
Orange fournit également des outils permettant la mise en relation des professionnels impliqués. La forme la plus simple est l’échange de courriers électroniques sécurisés, mais cela peut aller bien plus loin, avec envois d’images, de radiologies, d’enregistrements audio. A terme, toutes ces données alimenteront des bases de données permettant l’évaluation et la comparaison médico-économiques des protocoles de prise en charge. Un outil indispensable pour faire évoluer ces protocoles de façon efficace, pour le bénéfice du patient.

Ainsi, l’objectif de l’étude TeleDiab1, réalisée en partenariat avec une vingtaine d’hôpitaux en France, sous le pilotage du Dr Charpentier de l’hôpital de Corbeil et en lien avec l’éditeur de logiciel médical Voluntis, est l’optimisation du protocole de télésuivi de diabétiques en termes de rapport qualité/coût. Cette étude a pour but de comparer 2 types de prise en charge chez 2 groupes de jeunes patients diabétiques de type1 traités par insulinothérapie fonctionnelle, une manière d’ajuster les doses d’insuline de façon proactive en fonction d’une diététique très fine inculquée via des stages de diététique.
 Une fois formés, les patient du groupe témoin appliquent les règles qu’on leur a enseignées et adaptent seuls leurs doses d’insuline en fonction de leur glycémie (taux de sucre dans le sang). Ils bénéficient par ailleurs de consultations régulières chez un médecin.

En plus de ce suivi, le second groupe de patients dispose d’un PDA (téléphone assistant numérique) paramétré avec le profil diabétique du patient établi par son diabétologue. Lorsque le patient entre la valeur de sa glycémie du moment, il bénéficie, via son PDA, de conseils automatisés portant sur sa  dose d’insuline en tenant compte de son alimentation et de son activité physique… Les patients de ce groupe disposent également, entre 2 consultations physiques, d’entretiens téléphoniques avec une infirmière ou une diététicienne, planifiés en fonction des résultats quotidiens remontés par le terminal mobile. Les résultats de cette étude médico-économique devraient montrer si les patients connectés présentent ou non une meilleure maitrise du diabète.

Orange Healthcare débutera prochainement une étude complémentaire  pour des patients diabétiques de type 2, souvent plus âgés, qui doivent aussi passer au traitement insulinique.  Eux disposeront aussi d’un outil communiquant correspondant à leur usage des terminaux télécom : un PDA pour les plus avertis ou un serveur vocal médical pour les personnes attachées au téléphone classique … pour les aider à faire cette transition délicate dans leur prise en charge.

jeudi 13 novembre 2008

Google traque l'epidemie de grippe

Le géant de la recherche sur internet Google vient de lancer un nouvel outil qui devrait aider les autorités fédérales américaines à suivre à la trace l'épidémie de grippe hivernale. Google Flu Trends repère les mots-clés recherchés par les internautes et dresse une carte des zones affectées par la grippe, avertissant en temps réel les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC). "Nous avons découvert que certains mots-clés sont de bons indicateurs de la contagion grippale", déclare la société dans un communiqué. L'application "détecte les mots-clés liés à la grippe et à d'autres pathologies semblables et génère un signal qui nous prévient de l'activité du virus", explique le Dr Lyn Finelli, responsable de la surveillance de la grippe pour les CDC.

L'info vue présentée par le site ecrans.fr:

Les données de Google (en bleu) et celles du CDC (en jaune) sur la saison 2007-2008. DR

C'est original : Google prétend pouvoir désormais prévoir l’arrivée de la grippe aux Etats-Unis. Et pas n’importe comment, en plus, puisque le géant du web se base sur les recherches faites dans son moteur en rapport avec le virus (nommé « flu » ou « influenza » outre-Atlantique). S’il y a de plus en plus de recherches en rapport avec la grippe dans tel ou tel Etat américain, Google en déduit qu’une épidémie doit être en cours là-bas, et l’affiche sur une carte de son site.

Au delà de l’aspect insolite du projet, le but de Google, et plus précisément de sa branche philantropique Google.org, est d’aider le centre américain de prévention et de contrôle (ou CDC, pour Center for Disease Control and Prevention) des maladies à prévoir plus rapidement l’évolution du virus de la grippe aux Etats-Unis. La branche d’épidémiologie et de prévention du CDC suit déjà de manière hebdomadaire cette évolution, en publiant des statistiques pour chaque Etat sur les visites médicales en rapport avec la grippe. Ces rapports, selon Google, sont cependant publiés trop tard, souvent avec une ou deux semaines de retard. Les résultats diffusés par Google.org sont en revanche rendus publics dès le lendemain... et le plus surprenant est qu’ils correspondent pratiquement, mais avec deux semaines d’avance, à ceux obtenus par le CDC via la voie traditionnelle. Autrement dit, Google fournit à peu près les mêmes résultats, mais beaucoup plus tôt, et en se basant uniquement sur des recherches dans son moteur.

Du coup, Google ne se mouche pas du coude, quitte à dramatiser un peu : « Pour les épidémiologistes, c’est un développement important. Détecter très tôt l’arrivée d’un virus peut réduire le nombre de personnes infectées. Si un nouveau type de virus de la grippe apparaît dans certaines conditions, une pandémie peut apparaître et causer la mort de millions de personnes (comme ce fut le cas, par exemple, en 1918). Nos estimations à jour de la grippe permettront peut-être à des responsables sanitaires et à des professionnels de la santé de mieux répondre aux épidémies saisonnières et, même si nous espérons ne jamais avoir à le vérifier, aux pandémies. »


Et une précision de InternetActu :

D’autres systèmes existent encore comme HealthMap, qui permet de cartographier des informations de santé pour montrer comment se répandent des maladies. L’idée d’exploiter l’intelligence des traces que les gens laissent derrière eux n’est pas nouveau, rappelle le chercheur du MIT Nathan Eagle à la Technology Review, qui a étudié comment se une maladie se répand dans la population en suivant des étudiants par GPS. Pour Nathan Eagle, l’exemple montre bien comment nos données seront exploitées à l’avenir. “Au bout du compte, ce type de données donne une vision de la vie au 21e siècle. Nous pouvons les ignorer ou prétendre qu’elles n’existent pas, ou nous pouvons les utiliser, sans compromettre le respect de la vie privée, d’une manière qui puisse aider les gens”

Bien sûr, le système est encore à améliorer, notamment parce qu’il est possible qu’il soit sensible aux rumeurs : une rumeur de grippe peut également faire monter les requêtes sur Google, sans que la grippe ne soit là, tout comme la requête sur le terme “Flu” lié à un autre contexte - comme l’annonce de ce nouveau service - à certainement dû dérégler un instant les compteurs.

mardi 20 mai 2008

Lancement de Google Health, service de stockage des données médicales sur Internet

Reprise d'un billet du site belge "7 sur 7" (7s7: Santé - Lancement de Google Health, ) :

"Le groupe internet Google, leader mondial de la publicité en ligne, a lancé Google Health (Google Santé), un service gratuit permettant aux internautes de stocker et gérer leurs données médicales directement sur la toile.
En présentant ce nouveau produit, Google a affirmé que la plate-forme d'accès à Google Health était totalement sécurisée et indépendante de la plate-forme permettant aux internautes de surfer grâce au moteur de recherche de Google. Il n'y aurait donc aucun risque de voir ses données médicales se retrouver sur le net contre son gré.
"Nous avons mis en place la politique de protection des données privées la plus stricte qui soit", a insisté Marissa Meyer, vice-présidente de la division des produits de recherche chez Google. Connecté avec des pharmacies, des cliniques et des laboratoires, Google Health, permet à tout internaute de stocker ses données médicales, d'avoir une copie électronique de son dossier médical, et de le partager comme bon lui semble.
Un internaute peut par exemple décider de stocker sur Google Health ses résultats d'analyse, son CV sanitaire, ses séjours en clinique ou à l'hôpital, ses ordonnances, les médicaments qu'il prend, etc. Et lui seul peut décider avec qui partager ces informations. Ainsi, l'utilisateur peut décider par avance que tout son dossier médical ainsi stocké sera accessible par un hôpital en cas d'intervention urgente.
"Google stocke une copie de vos données médicales, à votre place, c'est une base de données contrôlée par l'utilisateur que Google ne fait qu'héberger", a insisté Roni Zeiger, directeur de Google Health. Avec ce produit, Google lance un nouveau défi au géant du logiciel Microsoft, qui offre un service similaire depuis octobre avec HealthVault."

NB : le blog GoogleXXL est plus explicite sur l'utilisation pratique de Google Health (Google XXL: Google Health est en ligne). Je relève aussi en fin de billet le passage suivant :
"Pour une fois, les conditions d'utilisation sont particulièrement claires. Il est toutefois signalé que les informations vous concernant peuvent servir à établir des statistiques de manière anonyme. Rien d'étonnant quand on sait qu'aux Etats-Unis tout se tranforme, un jour ou l'autre, en une entrée dans une des multitude base de données que compte ce pays.
Seule interrogation : Google a assuré de manière formelle qu'aucune publicité ne viendrait s'immiscer dans votre dossier. Alors, comment la firme de Mountain View va-t-elle se débrouiller pour monétiser ce formidable déploiement de moyens et de serveurs ? Pour l'instant, c'est silence radio mais gageons que nous en sauront bientôt plus…"

mercredi 9 avril 2008

Une certification de qualité pour les sites français de santé

La Haute Autorité de santé (HAS) a délivré la certification "HONcode"/HAS" à 348 sites internet français traitant du thème de la santé.

Souhaitant aider l’internaute à accéder à une information fiable en matière de santé, la HAS a choisi la fondation "Health on the net" qui utilise 8 critères pour évaluer ces sites en prenant en compte notamment la qualification des rédacteurs, la confidentialité des informations personnelles transmises par l’internaute, la citation des sources, la transparence du financement ou encore le respect de la séparation entre publicité et éditorial. La certification est délivrée pour 1 an avec une réévaluation annuelle systématique de chaque site qui fait en parallèle l’objet d’une surveillance pendant toute la durée de la certification. En complément, la HAS a élaboré 2 guides d’accompagnement accessibles en ligne "internet santé : faites les bons choix" et "la recherche d’informations médicales sur internet" destinés à aider les internautes en quête d’informations médicales de qualité.

La HAS est chargée non seulement d’évaluer scientifiquement l’intérêt médical des médicaments, des dispositifs médicaux et des actes professionnels, de proposer ou non leur remboursement par l’assurance maladie, mais aussi de veiller à la qualité de l’information médicale diffusée.

 

 

 

vendredi 14 mars 2008

Peut-on se soigner par Internet, quelle est la place du médecin ?

La Communauté municipale de santé (CMS) de Toulouse organise régulièrement des Rencontres santé. Ouvertes à tous, les Rencontres santé réunissent scientifiques, experts, et représentants locaux des associations qui oeuvrent dans les domaines abordés. Elles permettent de débattre et d’échanger connaissances, points de vue et expériences des uns et des autres. Avec les Rencontres santé, les Toulousains ont accès à l’information relative à l’actualité des dispositifs en matière de prévention, sur des thèmes qui, de près ou de loin, les concernent tous. Elles sont organisées par la mairie de Toulouse (Communauté municipale de santé), sous la Présidence du Professeur Jean Ferrières, Professeur de santé publique, en partenariat avec Sanofi-Aventis.

La 2e Rencontre santé « Peut-on se soigner par Internet, quelle est la place du médecin ? » a eu hier soir jeudi 13 mars 2008. La retranscription de cette rencontre est disponible à l'adresse :

Toulouse: Les Rencontres santé, La Communauté municipale de santé ...

Elle est également disponible en fichier joint à ce billet (voir annexe ci dessous).

mercredi 12 mars 2008

Au Canada, un projet privé de dossier médical sur Internet

Votre dossier sur le Web
Le Journal de Montréal
12/03/2008

Depuis janvier, les Québécois peuvent faire mettre la totalité de leur dossier médical sur Internet et le consulter en tout temps, de n'importe où dans le monde. Déjà, 100 patients de la clinique privée Groupe Médi-Ressources, instigatrice du projet, ont accès à ce service.

Soins à l'étrangers

«C'est parfait pour les gens qui se promènent beaucoup et qui risquent de tomber malades en voyage, explique le directeur, Patrick Braindot. Ainsi, les médecins étrangers ont accès à leur historique médical.»

Outre à ses clients, l'entreprise offre cette option à d'autres cliniques ou aux particuliers sous le nom de MediProFile. «On négocie avec deux gros centres médicaux privés de Montréal, qui pensent adopter notre technologie, dit M. Braindot. Et n'importe qui peut venir nous voir avec son dossier pour le faire mettre sur Internet.»

Sécurisé

Moyennant une somme de 195 $ par année, MediProFile numérise tous vos documents médicaux et vous les rend disponibles sur le Net. Il suffit d'entrer un mot de passe pour y avoir accès en tout temps. «Notre site est sécurisé au même titre que celui d'une banque, assure Patrick Braindot. Tant que le mot de passe reste secret, il n'y a pas de problème.» La page d'accueil de chaque patient donne de l'information sur son médecin traitant, son groupe sanguin, son poids et sa taille, son adresse, ses coordonnées, etc.

Informations personnelles

Des liens Internet sur la page principale dirigent ensuite le principal intéressé, ou un médecin à qui il donne accès à ses informations, vers ses antécédents médicaux, les résultats d'une récente biopsie ou d'un électrocardiogramme ou encore les vaccins qu'il a reçus.

Bien que pratique, cette percée technologique soulève le débat de la protection des renseignements personnels. «Certaines personnes pourraient être très intéressées à obtenir des renseignements médicaux sur quelqu'un d'autre», croit le Dr Yves Robert, du Collège des médecins. «Un employeur aimerait probablement savoir si son futur employé a des problèmes psychologiques, par exemple.»

L'air du temps

«Mais si le site est sécurisé, c'est le droit du patient de mettre son dossier sur le Web. On est au XXIe siècle, c'est dans l'air du temps», dit-il. «Il faut juste se demander si ça vaut la peine de payer pour ça. Disons que pour ceux qui voyagent beaucoup, ça peut être utile, mais pour le commun des mortels...»

gduchaine@journalmtl.com

Canoë - Techno-Sciences - Votre dossier sur le Web

mardi 12 février 2008

Médecine 2.0 : un dossier du Quotidien du Médecin

La médecine 2.0

Un laboratoire pour la médecine de demain

C'est une notion qui se répand chez les médecins les plus « branchés ». Médecine 2.0, comme on dit Web 2.0, le Web collaboratif qui inclut les blogs, les wikis, les forums, tout ce qui permet de travailler à plusieurs, de publier et de mettre en ligne textes et vidéo. D'ailleurs, le MEDEC a prévu une conférence sur ce thème*. Etat des lieux fréquentés par les médecins 2.0.

LA MEDECINE 2.0. Il y a ceux qui la pensent et ceux qui la font, souvent sans le savoir. L'article fondateur serait celui de Dean Giustini, de la bibliothèque biomédicale de l'UBC (University of British Columbia), « How Web 2.0 is changing medicine » (« BMJ », décembre 2006). Le mot est né peu après en France, où deux sites ont déjà une rubrique medecine 2.0. Atoute.org, du Dr Dominique Dupagne, généraliste à Paris, et Nephrohus.org, du Dr Thierry Hannedouche, néphrologue aux hôpitaux universitaires de Strasbourg.

Pour l'information et l'enseignement

Cliquez pour voir l'image dans sa taille originale

Pour le Dr Hannedouche, la médecine 2.0, c'est essentiellement mettre les nouveaux outils du Web au service de l'information des médecins et de l'enseignement. Son site Nephrohus, destiné aux médecins et aux étudiants, expérimente depuis dix ans le e-learning médical. Attirant de 3 000 à 3 500 visiteurs par jour, c'est une référence en néphrologie. «Avec le Web 2.0, je peux proposer aux confrères un agrégateur de flux RSS qui regroupe sur une seule page toutes les nouveautés publiées sur Internet en matière de néphrologie. Ils peuvent même s'abonner.» «Aucun ne l'a fait», regrette le Dr Hannedouche, qui n'est pas loin de penser que ses confrères n'ont pas encore pris la mesure de la révolution.

Travail collaboratif

Les médecins sont-ils prêts au travail collaboratif ?

C'est le pari de la FHF, qui vient d'installer sur son nouveau site hopital.fr un dictionnaire médical en wiki. Les contributions doivent être envoyées directement par les médecins hospitaliers, avec un médecin coordonateur qui exerce un filtre. A suivre.

Wikipédia a tout de même réussi à mobiliser une équipe de professionnels de santé autour de son projet médecine.

Autre exemple, Urgencyclopédie, qui veut rassembler tous les documents sur le secourisme et les urgences avec possibilité d'ajout et de rectification. Quant aux podcasts médicaux, ils sont pour le moment le fruit d'institutions universitaires (Canal-U médecine, UMVF), de laboratoires pharmaceutiques (cf. les podcasts de Wyeth sur iTunes Store) ou d'initiatives privées (Radio IFM).

Le succès des sites de partage de vidéos (You Tube, Daily Motion) a incité le Dr Augustin Salemkour, cancérologue, à ouvrir Medhubvideo.com, plate-forme destinés aux acteurs de santé. Il assure avoir un millier de médecins inscrits (dont 35 % de médecins francophones étrangers), mais les vidéos en ligne sont encore peu nombreuses. «On se donne un an pour réussir.»

Surfant sur la vague 2.0, la société Peter Holmes, spécialisée dans les essais pour l'industrie pharmaceutique, a également lancé mobile-health 2.0, une plate-forme communautaire permettant de regrouper des professionnels de santé équipé d'un smartphone en un réseau unique. L'effervescence du Web 2.0 atteint la santé.

Mais la médecine 2.0 n'en est qu'à ses débuts. C'est le temps des défricheurs. Etienne Caniard ne craint pas d'affirmer que la HAS (Haute Autorité de santé), dont il préside la Commission qualité et diffusion de l'information médicale, ne peut ignorer ces nouvelles technologies qui auront inévitablement un impact important sur les pratiques des médecins. «Investir dans ce domaine est essentiel pour remplir correctement nos missions. L'expertise sur ces sujets se met progressivement en place à la HAS, la diffusion des bonnes pratiques, par exemple, ne peut se passer des possibilités du Web 2.0.» Le partage du savoir se développe, ne serait-ce que par la consultation d'Internet. Mais pour la mise en réseau des pratiques, il faudra attendre le Web 2.1 ou 3.0.

La médecine en partage

Cliquez pour voir l'image dans sa taille originale

Les échanges entre médecins sur des cas cliniques difficiles ou des demandes de conseils n'ont d'ailleurs pas attendu le Web 2.0 pour prospérer. Essentiellement sur des listes de diffusion. La liste ORL francophone, lancée en 1997 par le Dr Charles Paoli, chef de service à Montreuil (CHI), est devenue Docadoc en 2003. «Il y a un forum sur le site, les archives (15000mails) sont accessibles, les messages arrivent par push directement dans la boîte à lettres pendant la nuit au rythme d'une dizaine par jour. Un confrère reçoit une réponse à une question sous 48heures.» Par son nombre d'inscrits (1 600 abonnés payants, dont 1 400 ORL), Docadoc demeure une exception.

D'une façon générale, la vingtaine de listes de professionnels de santé gérées par Médicalistes est beaucoup moins active que la centaine de listes de patients du même hébergeur. MG list émet de 20 à 30 messages par jour, suivi de Dermatolist (266 abonnés).

Impossible de citer ici toutes les listes médicales. Mgclinique sur Yahoo Groupes (une centaine d'inscrits qui répondent souvent en temps réel aux cas cliniques qui leur sont soumis), Gynelist réservée aux gynécologues, aux médecins et aux sages-femmes, Fulmedico aux utilisateurs de logiciels médicaux, etc.

L'entraide virtuelle entre confrères, ça existe. «J'ai toujours été convaincu de l'intérêt manifesté par les médecins pour la liste plutôt que pour les forums, résume le Dr Cyril Quémeras, généraliste et fondateur de Médicalistes, car c'est du push et on peut regrouper les mails pour ne les lire qu'une fois par jour.» On est loin du réseau social américain Sermo.

Une communauté de blogueurs

Le Dr Lawrence Passmore, pseudo d'un cardiologue blogueur passionné par la blogosphère médicale (« le Quotidien » du 16 janvier 2007) a constaté un accroissement important du nombre de blogs de médecins. Soixante-six, selon le wiki de Gaétan. Un bon blog médical quotidien reçoit en moyenne 500 visites par jour. Peu de patients, mais une communauté d'habitués, confrères blogueurs ou non et étudiants.

« Le toubib », 44 ans, installé comme généraliste dans une cité-dortoir du Rhône avait envie «de faire connaître la réalité du terrain» et s'est pris au jeu.

Cliquez pour voir l'image dans sa taille originale

De 30 à 45 minutes entre 15 et 17 heures avant que sa salle d'attente ne se remplisse, il met en ligne trois articles. «Je réponds aux commentaires (une vingtaine par jour), je clarifie, c'est didactique. Le blog révèle les problèmes d'organisation de la médecine, en particulier celle des urgences et l'absence de fléchage pour le médecin.»

DocRica, 38 ans, installé près de Toulouse, touche désormais un public plus large. Repéré par son blog « toubib or not toubib, anecdotes, récits et réflexions d'un médecin de campagne », le généraliste s'est vu proposer d'animer le groupe Médecine du « Post », un nouveau média en ligne, lancé en septembre par « le Monde interactif ». C'est ainsi qu'il est devenu posteur le 2 décembre dernier. Le 3, il était rejoint par un confrère bien dans l'air du temps, Jean Néralbol.

Pour sa part, le «médecin de campagne» dit son «plaisir de la vulgarisation, loin des discours théoriques et scientifiques bien souvent trop loin de ce que peut assimiler le tout-public».

Cliquez pour voir l'image dans sa taille originale

Son top, « la Varicelle pour les nuls », avec plus de 18 000 lectures. Il estime retirer de cette expérience une mise en contradiction et une évaluation de ses pratiques et méthodes de prise en charge dans un cadre anonyme («Ou presque, j'ai quelques patients qui m'ont pisté!»). Il « post » la nuit, après la fin des consultations (21 h 30) : «Cela me permet d'évacuer certains pics d'émotion, de sortir de ce que fais à longueur de journée –écouter les patients– et de montrer à certains lecteurs (patients en puissance) les dessous de certains comportements de médecins qui pourraient leur apparaître comme inhumains.» Une façon nouvelle de communiquer entre médecins et patients.

Le blog est un espace de dialogue, c'est ce qui a séduit Pfizer, qui souhaitait apporter son soutien à l'organisation de la FMC en France. Sur blogfmc.fr, on vient discuter des nouvelles règles et des expériences.

Le blog est en train de s'installer dans le paysage.

Un nouveau savoir

De son poste d'observateur de modérateur de forums fréquentés par les patients, Dominique Dupagne va encore plus loin. «La médecine 2.0 traduit l'idée d'une évolution majeure de la relation entre le médecin, le malade et la maladie.»

L'accès au savoir médical se répand ; en discutant sur les forums, les malades créent une nouvelle connaissance et même de nouvelles maladies (une «néosologie»). Le Dr Dupagne cite le cas de la maladie de Gilbert symptomatique. Des symptômes quasi inconnus des livres de médecine, mais que les patients décrivent avec force détails : le teint jaune, la fatigue...

Le savoir des soignants s'étend lui aussi. C'est la fin du règne des experts. Les médecins peuvent communiquer en réseau de confrères. «Cent généralistes sont aussi bons qu'un cardiologue et cent malades atteints de polyarthrite en savent plus sur leur maladie qu'un rhumatologue», résume le Dr Dupagne

Marie-Françoise de Pange.

* Médecine 2.0 : les outils communautaires au service de la médecine, jeudi 20 mars , 16 heures-17 h 30, dans le cadre du Congrès Informatique et NTIC Santé 2008.

Vade-mecum du Web 2.0

Lancé en septembre 2005, lors d'une session de travail par Tim O'Reilly, l'une des personnalités du Web mondial, l'expression Web 2.0 est encore controversée, mais elle a en tout cas fait florès. Les nouveaux acteurs à succès du Web 2.0, comme les sites de vidéo You Tube et Dailymotion ou les réseaux sociaux MySpace et Facebook, ont pris une valeur boursière considérable. Au point que l'on a commencé à parler de bulle 2.0.

Pour concrétiser les choses, on peut dire qu'en passant du Web 1.0 au Web 2.0 :

– le site perso se transforme en blog ;

– l'Encyclopedia Britannica en ligne en Wikipédia ;

– le « chat » (conversation en ligne) en réseau social ;

– le PDF en document interactif ;

– les « liens » en fils RSS ;

– l'arborescence d'un site est remplacée par la folksonomie (la taxinomie des copains), un système de classification collaboratif des contenus fondé sur l'attribution de mots clés ou tags.

mardi 5 février 2008

Un nouveau moteur Google médical

Un nouveau moteur de recherche sur Google consacré à la médecine et à la santé a été réalisé par le Dr Jean Gabriel Jeannot : il est destiné aussi bien aux professionnels de la santé qu'au grand public. Il utilise la puissance du moteur de recherche Google tout en favorisant les sites médicaux de qualité. Les recherches peuvent y être effectuées avec des mots-clés français ou anglais. Les rubriques « Comment utiliser Google en médecine » et « Google, moteur de recherche médical ? » présentent les possibilités et limites de l'utilisation de Google pour les questions médicales ainsi que les études qui ont évaluées l'utilisation d'Internet en médecine. http://www.moteur-de-recherche-medical.org/

jeudi 29 novembre 2007

Internet et Medecine Generale : un dossier d'Impact Médecine

COMMENT LE WEB BOULEVERSE VOTRE PRATIQUE MEDICALE INTERNET IMPACT MEDECINE N° 220 - 29/11/2007

Selon une enquête de l'Inserm, les médecins font partie des professionnels de santé qui s'informent le plus via Internet. Ce résultat révèle l'impact à venir des nouvelles technologies de l'information sur la pratique médicale quotidienne.

La France a rattrapé son retard dans la consommation d'Internet: un Français sur deux est internaute, 90% des foyers abonnés utilisent le haut débit. Comme le reste de la population, les docteurs, séduits par la Toile, surfent, chatent, participent aux forums et créent leurs blogs. Mais si l'utilisation personnelle du Web chez les médecins diffère peu du reste de la population, il est difficile de savoir si les praticiens se servent du Net dans le cadre de leur activité professionnelle, Selon une étude de la Drees réalisée auprès d'un panel de généralistes des Pays-de-la-Loire, 87% des praticiens ont une connexion à Internet. La majorité l'utilisent de façon courante pour télétransmettre leurs actes à l'assurance maladie (85%), pour gérer les dossiers médicaux de leurs patients ou encore pour rédiger leurs ordonnances (79%).

La consultation interactive

Concernant l'usage d'Internet lors de la consultation, une étude réalisée par le Dr Emmanuel Croste en 2005 auprès de 3 500 médecins d'Aquitaine est éloquent. En fonction du patient, les praticiens recherchent des ressources relatives au diagnostic (documents de référence) ou encore au traitement (banques de données médicamenteuses), Pour vérifier les interactions et les contre-indications de l'ordonnance, un simple clic suffit pour accéder à des bases de données médicamenteuses gratuites (comme la banque Claude Bernard ou encore la base Thériaque). Quant aux documents de référence, ils concernent les recommandations de bonnes pratiques et les conférences de consensus. Ces documents élaborés par des organismes et des institutions peuvent être ainsi téléchargés par les médecins. «5 000 médecins téléchargent régulièrement les trois documents importants proposés par notre base, A savoir, le dictionnaire des résultats de la consultation, le Dépican qui est un logiciel de dépistage du cancer, et le eDrDFC, diffusion en recommandations francophone en médecine générale», indique le Dr Michel Arnould, généraliste et membre de la société française de la médecine générale. Les médecins utilisent aussi des sites d'informations pratiques (formulaires cerfa, calendrier des vaccinations, guide nutritionnel...) (voir enquête Cessim) pour donner des informations à leurs patients. Votre patient a un doute sur un médicament pris? Vous pouvez le rassurer en vous connectant sur l'historique des médicaments proposés par l'assurance maladie,

Dr LAURENT ALEXANDRE, président de Medcost «L'Internet mobile va se généraliser chez les médecins d'ici à 2015.»

Une formation médicale en ligne

En dehors de la consultation, les confrères se servent d'Internet pour s'informer ou encore pour faire des recherches biographiques. La toile peut ainsi se transformer en support de FMC, via les modules interactifs ou des cours en ligne. «J'appartiens à un groupe de pairs (MG-cliniques) où on discute des cas cliniques en ligne, témoigne le Dr Jean-Jacques Fraslin, généraliste. C'est une solution possible de FMC pour le médecin éloigné qui n'aura pas le temps de se déplacer». «On constate qu'une partie de l'information des médecins se fait à travers des utilisations de sources d'information via internet, Aujourd'hui, un groupe de travail étudie l'éventuel agrément de la formation à distance des sites médicaux», confie le Dr Alain Beaupin, membre du CNFMC.

Dr JEAN-JACQUES FRASLIN, généraliste «Internet est une solution possible pour la FMC du médecin rural isolé.»

Et demain?

Avec la généralisation de l'accès haut débit, vous pourrez profiter pleinement de la télémédecine. La téléconsultation par envoi de données (radio, échographie, analyses médicales...) évite dans certains cas à vos patients de se déplacer sur de longue distance, «La télémédecine va se développer mais lentement au rythme de l'acceptation des médecins pour cette technologie et au rythme des remboursements», tempère le Dr Laurent Alexandre, créateur de Doctissimo. L'arrivée récemment de l'Iphone sur le marché français, s'annonce prometteur pour la pratique médicale. «Avec le téléphone portable, les confrères vont pouvoir surfer sur Internet au chevet du patient, envoyer les feuilles de soins électroniques, et à terme gérer leur cabinet, prévoit le Dr Alexandre. C'est le premier appareil qui permet de faire de l'Internet mobile avec un grand confort.» Quant aux échanges d'informations, pourquoi ne pas compter sur le Web 2.0? Il s'agit d'un «web collaboratif» qui permet à tout internaute de participer à l'élaboration des sites ou à la construction du contenu. Wikipedia ou encore Facebook constituent les deux exemples phares de cette nouvelle technologie. Peut-il s'appliquer à la santé? Pas si sûr, selon le Dr Alexandre. «Une encyclopédie médicale construite comme Wikipedia peut contenir des erreurs. Appliqué à la médecine, le concept reste donc difficile». Et pourtant, aux Etats-Unis, plusieurs sites créés par la communauté médicale existent, dont le dernier s'appelle Sermo. Ce site permet aux médecins de partager leurs connaissances, poster des commentaires, publier leurs expériences et de voter pour le contenu publié par les autres internautes. L'objectif est de créer une communauté où les médecins peuvent se consulter et échanger entre collègues à un niveau local et également à partir de leur réseau personnel. Les médecins français seront-ils prêts à relever ce défi? Nul ne peut le dire, d'autant plus que les barrières culturelles, sociologiques, juridiques restent nombreuses. La généralisation des technologies Internet dans le secteur de la santé sera bien là. «Mais pas avant 2015», prédit le Dr Alexandre.

Quelle utilisation faites-vous d'Internet?

Dr OLIVIER MARCHAND, généraliste à Domène (Isère) «Une liste de mes sites favoris» - «Installé depuis janvier 2007, j'utilise Internet pour gérer mon emploi du temps avec l'agenda électronique ou encore pour faire des recherches documentaires, Régulièrement, j'utilise le web au cours de mes consultations pour vérifier que la thérapeutique que j'envisage est compatible avec l'état de santé de mon patient. Je recherche aussi des informations sur les médicaments et certaines pathologies. Il m'arrive aussi de consulter le site de la HAS, Je suis à l'aise avec Internet car j'ai fait un séminaire de recherche documentaire. Lors de ma formation initiale, j'ai aussi bénéficié d'un séminaire d'une demi-journée de recherche sur Internet. Cela me permet de trouver les informations fiables, Quant aux patients, ils sont en général compréhensifs. Il m'arrive souvent de leur montrer les résultats de ma recherche.»

Dr SERGE BISMUTH, généraliste à Toulouse «J'utilise la télémédecine» - «Pour moi, Internet est un outil précieux pour ma formation et l'information notamment du personnel des maisons de retraite. Depuis quelques années, j'expérimente dans mon cabinet médical la télémédecine. Il suffit d'avoir un ordinateur portable, une webcam et une caméra. Cela permet de me préparer une consultation hospitalière, d'assurer le suivi d'un malade hospitalisé, de réaliser une visite d'admission. Plus besoin dans ce cas de déplacer le malade qui doit sortir de l'hôpital et rentrer en maison de retraite. Ce dispositif peut être utilisé dans tous les cabinets médicaux. Il suffit d'avoir une ligne Internet haut débit (ADSL) et un accès à un réseau sécurisé. Grâce au réseau sécurisé mis en place par le Pr Louis Lareng, j'ai accès à tout le réseau midi-pyrénéen de télémédecine. Actuellement, je teste le matériel qui pourra être utilisé par les médecins généralistes.»

Dr CYRIL QUEMERAS, généraliste à Landerneau (Finistère) et créateur du site Médicaliste «Internet est très génération dépendante» - «J'ai crée le site Medicahstes en 1998 après la perte de mon meilleur ami souffrant d'un rejet chronique après une greffe de moelle osseuse pour une leucémie aiguë. Nous avons recherché des informations sur Internet sur cette maladie... Comme nous avons souhaité entrer en contact avec d'autres personnes souffrant de GVH, nous avons créé une liste de discussion anglophone sur le sujet. De fil en aiguille, j'ai créé des listes réservées aux professionnels de santé, Ensuite, j'ai étendu le site à de l'hébergement dans le domaine de la santé. En tout cas aujourd'hui, je me sers beaucoup d'Internet pour m'informer, pour communiquer avec des confrères et des patients, Internet est très «génération dépendante». Nous ne sommes donc pas encore prêts pour une généralisation immédiate de l'utilisation d'Internet dans la pratique médicale quotidienne.»

mercredi 28 novembre 2007

Les attentes des "internautes santé"

Comment les Français utilisent-ils Internet pour s'informer en matière de santé ? Quel est le profil-type de « l'internaute santé » ? Lancée il y a tout juste un an, l'enquête WHIST de l'INSERM vient de livrer ses premiers résultats. Ils sont particulièrement révélateurs.

Plus de 4 500 personnes ont répondu au questionnaire en ligne de l'INSERM, relayé par 13 sites Internet spécialisés dont celui de Destination Santé. Ce travail a notamment permis à ses auteurs de dégager le profil type de « l'internaute santé » : une femme jeune (âge médian, 39 ans), avec un niveau d'étude élevé, en situation d'emploi, vivant en couple, ayant une grande expérience de l'Internet et enfin, confrontée (à titre personnel ou dans son entourage proche) à un problème de santé.

Comme le souligne l'INSERM, logiquement « les internautes santé se sentent plus concernés par les questions de santé que la plupart des gens ». Ils ont également « une perception très positive de la médecine ». En revanche précise l'Institut, « ils ne semblent pas entièrement satisfaits de leur relation avec les médecins, dont ils attendent beaucoup en termes de communication notamment ».

Comme la majorité des internautes, ils utilisent principalement les moteurs de recherches pour trouver l'information souhaitée. Mais un sur trois consulte aussi les forums de discussion dédiés à la santé. Pour l'INSERM, même s'il convient de « nuancer la portée de ces résultats » -les enquêtes en ligne présentent souvent des biais d'échantillonnage et de sélection- Internet apparaît comme un média d'information et de gestion de la santé potentiellement intéressant pour les plus jeunes et les personnes confrontées à la maladie. Associé à un suivi médical régulier, il pourrait être une source utile d'informations aux malades chroniques ».

mardi 27 novembre 2007

La Haute Autorité de santé propose une certification aux sites Internet santé

Environ 1 patient sur 5 cherche de l'information médicale sur Internet, selon la Haute Autorité de santé (HAS), qui a présenté, ce jour, la démarche de certification dans laquelle sont invités à s'engager les sites sur la santé (espaces d'informations, forums de discussion, etc...). La certification est « volontaire de la part de l'éditeur » et gratuite pour lui. Elle est confiée par la HAS à la fondation non gouvernementale suisse Health on the Net (HON), qui a déjà certifié plus de 5.500 sites dans 72 pays. Le logo HON@Code apparaîtra en bas des pages Web respectant les 8 principes du code de bonne conduite, tels que l'indication de la qualification des rédacteurs (médecins, journalistes), la source des informations, le financement du site ou la justification des affirmations sur les bienfaits ou inconvénients de produits ou traitements.

lundi 1 octobre 2007

Dossier médical en ligne : Microsoft devance Google

Microsoft a lancé la semaine dernière un nouveau site en version bêta destiné aux particuliers qui souhaiteraient gérer et stocker leur dossier médical personnel en ligne.

Baptisé HealthVault, le service proposé par la firme de Redmond est gratuit, Microsoft comptant sur une rémunération via des publicités ciblées. Outre un espace de stockage de toutes les données médicales, il inclut un moteur de recherche spécialisé sur la santé et des outils permettant de surveiller son poids ou l’évolution d’une maladie par exemple.

Le site affirme que seul l’utilisateur peut décider de qui peut consulter ses données et s’engage à ne pas utiliser ces informations médicales dans un cadre commercial sans autorisation de l’internaute.

"Le transfert de données vers l’extérieur ne sera possible qu’avec le consentement explicite de l’intéressé, et les annonceurs publicitaires s’engageront à protéger toute information", déclare Deborah Peel, fondatrice de la Fondation pour les données privées des patients, dans le communiqué de presse de Microsoft.

Avec ce site, Microsoft devance dans le domaine de la santé en ligne un autre géant de l’internet, Google, qui prépare lui aussi un service similaire qui sort dans quelques jours nommé Google Health.

mercredi 26 septembre 2007

Les ambitions d'Orange dans l'e-santé

France Télécom a présenté une nouvelle division centrée sur les technologies liées à la santé, baptisée Orange Healthcare, pour laquelle elle vise un chiffre d'affaires de 500 millions d'euros en 2010. L'opérateur, qui entend devenir l'un des leaders de l'e-santé d'ici 2010, recherche de nouveaux relais de croissance pour compenser l'arrivée à maturité des marchés des télécoms. Thierry Zylberberg, directeur d'Orange Heathcare, a déclaré lors d'une conférence de presse anticiper une croissance annuelle de 15 à 20% du marché de l'e-santé d'ici cinq ans. "En termes de volumes, la gestion des maladies chroniques et le maintien à domicile des personnes aidées vont devenir un intérêt majeur", a-t-il expliqué. "Le temps que toutes les forces s'unissent prendra 12 à 18 mois". Orange Heathcare ne nécessite pas d'investissement lourd car il réunit notamment des activités existantes chez Orange Business Systems et se fera sous la forme de "partenariats structurants" qui seront annoncés dans les semaines à venir, a-t-il précisé. La division compte proposer dans l'ensemble des pays où il est présent diverses applications, comme des services multimédias au pied du lit des patients hospitalisés ou lors d'une hospitalisation à domicile. La division réalise également des expérimentations sur le suivi de maladie comme le diabète, pour laquelle le taux du glycémie du malade est envoyé à un serveur consulté par son médecin. "Si on gère la maladie à distance, on aura une meilleure surveillance des traitements et donc une baisse du coût de la maladie", a observé Thierry Zylberberg. "Ce sont les crises qui coûtent cher". France Télécom s'est basé sur une étude réalisée de juillet à septembre par Ipsos, montrant notamment que le grand public est beaucoup plus disposé à utiliser les nouvelles technologies que le corps médical.

vendredi 14 septembre 2007

Historique des remboursements (ex Web médecin)

L'hebdomadaire "Le généraliste"" de ce jour consacre un dossier au service internet "Historique des remboursements" mis en place par la CNAMTS :

Web médecin : Pilotage ou flicage.
Tous les médecins peuvent maintenant consulter l'historique des remboursements de leurs patients, moyennant l'autorisation de ces derniers. Ceux qui ont testé ce service depuis un an y voient un outil, imparfait,certes, mais utile. ...

Le site du Syndicat National des jeunes Médecins Généralistes avait déjà consacré un billet d'actualité à ce service proposé par la CNAMTS :

21 aout 2007 : Déploiement de l' "Historique des remboursements" (ex Web médecin)

La CNAMTS lance ce jour sa campagne de communication sur le déploiement de l' "Historique des remboursements" (anciennement Web médecin). Prévu par la loi du 13 août 2004 et annoncé pour avril 2005, ce service Internet est enfin déployé cet été en métropole (grâce à l'autorisation du 10.07.07 de la CNIL) après avoir été expérimenté dans quatre départements pilotes (06, 78, 93 et 95). Il est le premier service sécurisé au moyen des cartes CPS et Vitale et se veut une aide à la pratique médicale. Il est complémentaire à "Mon compte Ameli" centré sur la gestion quotidienne de son activité. Ce service en ligne, inter régimes, permet à chaque médecin de consulter, avec l'accord explicite de son patient, le détail des remboursements de l'assuré présent dans son cabinet sur les 12 derniers mois. Les données affichées sont classées en 5 catégories : les actes médicaux et dentaires, les médicaments prescrits et délivrés, les actes de radiologie, les analyses de laboratoire et les indemnités journalières réglées. Du côté des organisations de médecins, guère emballés par ce dispositif, on insiste sur la nécessité de ne pas confondre le médical et l'administratif. Michel Chassang, président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), a ainsi noté sur France-Info que cet historique n'était "pas un outil médical" et qu'il n'avait qu'un intérêt strictement "économique". MG France va plus loin en avertissant dans un communiqué que ses membres refuseront d'endosser à la place de l'Assurance-maladie "le rôle d'agents de contrôle ou la responsabilité de baisses de remboursement des soins utiles à leurs patients". Le Conseil national de l'Ordre des médecins réserve, lui aussi, un accueil mitigé à ce nouvel outil. Non seulement le CNOM a l'impression qu'on demande aux médecins de surveiller les dépenses de santé de leurs patients, mais il regrette aussi un manque de confidentialité dans la mesure où les médecins ont accès à toutes les informations. « Il est problable qu'un patient en consultation chez un dermatologue n'ait pas forcément envie que ce dernier soit informé qu'il prend une trithérapie ou un traitement psychotrope », souligne le docteur André Deseur, vice-président de la branche exercice professionnel du Conseil national de l'Ordre des médecins. Pour l'assurance maladie, il ne s'agit pas de ficher le patient pour repérer les gros consommateurs de soins. « Ce système a été conçu pour permettre une meilleure prise en charge des patients par le médecin : en évitant, par exemple, les interactions médicamenteuses. Et de cette manière, un praticien occasionnel peut prendre connaissance de l'historique du patient», précise un porte-parole de la Cnam. Un avis que ne partage pas le docteur André Deseur: « Quand on suspecte un effet latéral produit par un médicament, on pose la question directement au patient. On peut aussi s'interroger sur le temps nécessaire à la connexion et à celui passé en ligne à piocher parmi une liste chronologique de remboursements. Et si l'outil n'est pas utilisé, pourra-t-on nous en tenir rigueur ? » A défaut d'avoir su convaincre les professionnels, la Cnam tente de rassurer les patients. « Chacun peut refuser l'accès à l'historique de ses dépenses de santé et cette décision n'influera en rien sur les remboursements. » En la matière, la Cnil a d'ailleurs émis une recommandation : « L'information des assurés est primordiale dans la mesure où ils remettent leur carte Vitale pour la télétransmission. Il faut que le médecin différencie les deux opérations, la consultation de l'historique et les remboursements, pour qu'il n'y ait pas d'ambiguïté sur ce que le patient l'autorise à faire », précise Sophie Vulliet-Tavernier, directeur des affaires juridiques à la Cnil. Au niveau de la sécurité, les garanties présentées par la l'assurance maladie sont apparues suffisantes à la Cnil : « Les informations ne sont accessibles que grâce à la carte CPS du professionnel et ses codes d'identification. Les données sont cryptées. Tout comme la communication entre le portail permettant d'accéder au Web Medecin et les serveurs des organismes complémentaires. » Toutefois, la Commission recommande l'utilisation d'un antivirus et d'un pare-feu, afin de réduire les risques d'intrusion sur l'ordinateur du médecin. A propos de technique, MG-France émet une mise en garde sur le fait que cet historique des remboursements "est basé sur la technologie Sesam-Vitale 1997, obsolète avec les ordinateurs de 2007 (et que) sa compatibilité avec tous les logiciels médicaux n'est pas assurée". Le syndicat rejoint ainsi l'avis du vice président de la Fédération des utilisateurs de logiciels médicaux (Fulmedico), le Dr Fraslin : « Cela ne surprendra pas les médecins blasés par les progiciels de FSE, l’installation en est complexe et hermétique. Pire elle peut déstabiliser le poste de travail et entraîner des conflits avec d’autres clients d’authentification. (...) Ses limites fonctionnelles et contraintes techniques le condamnent à un usage homéopathique. Son apport réel à la pratique du médecin est similaire à celui de Paris Hilton pour la philosophie contemporaine. » Le Dr Fraslin précise même qu'une Déléguée de l'Assurance Maladie chargée de promouvoir l'outil "a été totalement démoralisée par la démonstration en direct live des différents problèmes techniques"...

Pour en savoir plus : - Dossier de présentation de la CNAMTS http://www.ameli.fr/professionnels-de-sante/medecins/exercer-au-quotidien/index.php - Les commentaires de Fulmedico http://www2.fulmedico.org/a/article.php?id_article=453

NB : Le site Fulmedico commente aussi ce dossier de l'hebdomadaire "le Généraliste" avec un article intitulé :
L’historique des remboursements fait un flop syndical ! http://www2.fulmedico.org/a/article.php?id_article=404

mardi 11 septembre 2007

Un numero spécial du BMJ sur les technologies de l'information et la santé

Le British Medical Journal consacre un numéro spécial aux technologies de l’information et la santé. Parmi les articles qu’on trouvera dans ce numéro signalons : Les communications en ligne améliorent-elles la qualité des soins ? Les communautés virtuelles peuvent-elle aider les malades ? L’e-learning peut-il améliorer le diagnostic médical ? La première génération de e-patients, etc.
Le numéro spécial du British Medical Journal : http://bmj.bmjjournals.com/content/vol328/issue7449/

- page 1 de 2